mercredi, mai 03, 2006

Insomnie

Pour chasser le vide, je n'ai que le blanc du papier à remplir. Pour masquer le temps, un flot de paroles qui s'accrochent à peine aux portes des années.

Mon existence n'est que bruits et mouvements.

Bruits.
Mouvements.

Et tel mon existence, intouchable je suis.

Qui suis-je?

Cet être invisible, insoupçonnable..
Si par mégarde tu le frôles, tu auras à jamais basculé dans les abîmes.
Tu garderas ta coque en surface, pour que tu sois "insoupçonnable" à ton tour.

Qui suis-je?

Un mélange de chair, de lumière et de feu qui se déchirent mon esprit avidement, sans relâche. D'ailleurs à force de déchirement, les lambeaux se perdent. Bientôt, mon esprit n'existera plus.

Et dans ma transparence, je crache au visage de l'oubli.
Je tourne le dos au vide et je cours.
Je cours.

Dans ma course, je verse l'encre sur les pages; je les noircis, sans les salir... Pour qu'on puisse retrouver ma trace si un jour on décide de me ramener des profondeurs.

Où suis-je?
Troubadour.. Je me promène dans les cauchemars des coupables, j'éponge leurs angoisses par mes chansons.

4 commentaires:

24Faubourg a dit…

joli...

Mira a dit…

Insomnie somnolente / Hyper-vie des éperviers

Dans un train (bordel
créateur pour les poémixeurs) :
un haridelle alézan suit un clown avec une vache
qui veille sur une mangeuse de papillons vers une pierre noire
sous-marine et rencontrent un ichtyologiste passionné d’amphioxus
dans son bathyscaphe amphibie.
Imprudence divise un vase devenant
un univers en verre.
Sarah sera une tueuse en série servile.
Une vague femelle
se brise sur un rocher duquel au fil du temps
deux femmes avec des vagues-à-l’âme
se jettèrent à l’eau tandis
qu’aux toilettes exiguës deux hommes s’échangent
leurs peaux avec leurs dents de langue.
A l’approche de l’antre de l’hyper-vie,
les murs des éperviers nocturnes crient « FUCK »
aux nuages et aux soleils qui se battent
pour la conquête du ciel alors qu’une kangourou
noire avec la poche sur le dos
monte dans un bus.

(j'ai beaucoup beaucoup hésité avant de poster..)

Sam a dit…

content de voir que tes revenue à tes poèmes et tes élucubrations laisse sortir le feu qui est en toi et peu importe qui se trouvera devant à ce moment là

cigara... a dit…

j aime
beaucoup
ton
ecriture
ton
style