vendredi, février 10, 2012

Démence

"La folle" Par Ibara
Les yeux tombent et roulent par terre
Les mains pendantes et les jambes flasques
L’oreille en morceaux
Bientôt la rigidité. C’est mieux que rien, mieux que l’étouffement.
Laisser aller, laisser faire, garder les yeux ouverts pour se voir dans ses pensées, pour assister au spectacle
Le cœur ne veut pas lâcher
Pas de larmes mais les cris transpercent la douleur muette
Pas de haine, pas de surprise. Ce qui arrive est prévisible et naturel
Pas de rancune
Une question obsédante : Et après ? Que va-t-il se passer ?
Le vide est horrifiant, l’ignorance terrifiante.
Les Autres
Le Pardon n’est plus la question
Que reste t-il comme possibilités ?
Comment traverser sans possibilités ?
Fouiller dans l’impossible pour Traverser
Rien ne doit se perdre, Rien ne doit se transformer
Traverser pour revenir au point de départ et recommencer
Ou traverser pour retrouver ce qui est perdu
Rien ne doit se transformer
Plus fort que l’exigence, l’égoïsme absolu
Non, c’est l’horreur de l’overdose de la culpabilité
L’oubli
Et la douleur qui rappelle
Et les mots se répètent et murmurent à l’infini dans l’oreille en lambeaux
Ne rien lâcher jusqu’à traverser
S’accrocher à l’impossible faute de possibilités

Démence.

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