J'aimerais écrire jusqu'au sang
Parler jusqu'au dessèchement
Te dire..
te dire que...
Et que
Mais aussi que
Tu vois?
Je ne pourrais être plus claire
Plus lisible
Plus explicite
Je ne pourrai que répéter, répéter et répéter
Jusqu'à l'accablement
J'ai choisi mes mots, je les ai déversés et je n'en possède pas d'autres
Mes mots sont les meilleurs
Les reformulations seraient inutiles
Mes mots sont vrais, authentiques, originaux
Mes mots sont faciles, lisibles, compréhensibles
Mon encre est précieuse, indélébile
Ma voix
Je l'ai rincée et rincée, à la purifier
Ma voix est claire
Et mes mots sont fluides
M'entends-tu?
Me lis-tu?
As-tu compris que
Que
Et que
Mais aussi que
Dis moi que tu as compris
J'ai écrit à saigner
Ce serait trop dommage
Autant de feuilles ensanglantées
De salive évaporée
Et de mots incompris
Et je ne peux pas jeter ces piles de papiers noircis
Et je ne peux plus faire taire l'écho de ma voix résonnant dans ma tête
Je ne peux que répéter
Répéter
Répéter
Jusqu'au harcèlement
lundi, avril 23, 2007
mercredi, avril 11, 2007
Lettre à Soleil

De ma fenêtre, il fait toujours gris
Et dans ma chambre, le froid pénètre les os
Tu comprends maintenant pourquoi je n'y entre que pour dormir
Dans ma chambre, le soleil ne passe jamais
Ou peut-être se cache t-il de ma vue
Ou peut-être profite t-il de mon absence pour passer sans laisser d'empreintes
J'ai essayé de le guetter, tu sais
Mais je crois qu'il a découvert mon plan
Je me suis cachée dans le placard et j'ai regardé à travers une petite fente
J'ai attendu
Attendu
Attendu
Mais il n'est pas passé
Peut-être ne m'aime t-il pas
Qu'as tu pu lui dire à mon sujet pour qu'il me haïsse autant?
Ou peut-être n'est il pas au courant de mon existence
Dois-je crier?
Dois je l'appeler
Ou dois je chuchoter tout doucement son nom et lui dire que je suis là
Que je l'attends
Depuis des années
Que je ne suis pas mauvaise
Que je ne demande pas l'exclusivité
Que je l'attends
Pour me chatouiller les yeux de ses rayons à l'heure du réveil
Pour m'effleurer de sa chaleur
Que je l'attends
pour un reflet de lumière dans mon sourire
Peut-être devrais-je lui écrire...
Oui sûrement!
Monsieur Soleil,
Non
et si c'était Madame Soleil?
Allons pour "Soleil" tout court
Soleil, Je t'attends tous les matins près de ma fenêtre. Mais je me réveille sur ce gris macabre qui peint ces horribles cernes sous mes yeux. Veux-tu faire un tour par ici? Je te laisse mon adresse. N'oublie pas quelques rayons et une vague de chaleur.
Ridicule, n'est ce pas?
J'ai essayé d'éviter ton sourire moqueur mais je le vois malgré tes efforts pour le dissimuler.
Je sais qu'il ne lira probablement jamais cette lettre, le vent en fera son cerf-volant sans fil
Je l'envoie tout de même... Qui sait!
En attendant
Fais de ma vitre ta toile
Dessine moi un soleil
Enorme
Doré
Rond
Plein
Brûlant
N'oublie pas le contour orange ruisselant de lumière
Et les rayons
Laisse les déborder sur les murs
Je veux raconter à mes amis mon bonheur
Leur expliquer ma couleur
Et leur dire:
De ma fenêtre, il ne fait jamais gris
Et dans ma chambre, la lumière transperce les corps
Dans l'espoir que Soleil reçoive un jour mon courrier
lundi, avril 02, 2007
Tapis rouge
Mon sang
Mes larmes
Et ma Terre
Ma Terre
Imbibée de ton sang
Que tu me laisses écraser de mes pas pressés
Ton sang que j'effleure à peine de mes semelles marquées
Mes pas qui touchent à peine le sol
Tu vois, je fais ce que je peux pour laisser ton sang intact
Même si la Terre assoiffée est impitoyable
Même si ton assassin s'en moque
Même si les autres t'ont déjà oublié
Mes larmes
Qui tracent leur chemin sur mon visage pour aboutir sur mes lèvres
Mes larmes
Recyclables
Mes larmes pleuvent
Sous des yeux qui pleurent ton sang et le mien
Mon sang
Qui attend d'accomplir sa destinée
Sur ma Terre ingrate
Ma Terre
Venge l'oubli par l'oubli
La sécheresse par le sang
La peine par les larmes
Tes larmes
Que tu m'as léguées avant de partir
Désormais m'appartiennent
Diluées dans les miennes
Et je continue notre chemin en abreuvant notre Terre de nos fluides mélangés.
Mes larmes
Et ma Terre
Ma Terre
Imbibée de ton sang
Que tu me laisses écraser de mes pas pressés
Ton sang que j'effleure à peine de mes semelles marquées
Mes pas qui touchent à peine le sol
Tu vois, je fais ce que je peux pour laisser ton sang intact
Même si la Terre assoiffée est impitoyable
Même si ton assassin s'en moque
Même si les autres t'ont déjà oublié
Mes larmes
Qui tracent leur chemin sur mon visage pour aboutir sur mes lèvres
Mes larmes
Recyclables
Mes larmes pleuvent
Sous des yeux qui pleurent ton sang et le mien
Mon sang
Qui attend d'accomplir sa destinée
Sur ma Terre ingrate
Ma Terre
Venge l'oubli par l'oubli
La sécheresse par le sang
La peine par les larmes
Tes larmes
Que tu m'as léguées avant de partir
Désormais m'appartiennent
Diluées dans les miennes
Et je continue notre chemin en abreuvant notre Terre de nos fluides mélangés.
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