dimanche, avril 10, 2005

Glissement

Même ciel, même soleil,
Même air elle respire
Mêmes visages elle voit
Même visage elle se voit.

Ces étoiles
Elles ont filé depuis des milliers d'années
Elles continuent a verser
Leur lumière
Sur l'écran noir de ses yeux.
Interminable tissu noir
Le masque du soleil criblé de trous
À travers lesquels coulent par hasard
Les voeux des spectateurs.

Dans la platitude, elle se fraye un chemin
Glissant dans ce labyrinthe de trous.
Elle aime la fluidité.
Sous ses pieds
Terre rugueuse.
Elle a failli oublier l'effet des surfaces lisses.

Un regard,
Une projection vers le haut
Pour recharger la Mémoire,
Ressusciter les sens morts
D’immobilité.
Et si elle sautait dans les trous?
Engloutissement de l'âme
L’esprit file déjà dans les couloirs
Du corps en ruines
Inhabitées.

Il coule
Recherche d'issue
Sortie par le bout des doigts, des orteils
Rassemblement
Tournoiement
Esprit errant
Momie laissée aux fanatiques
Ame absorbée dans les tunnels fluorescents

En route vers un coma ensoleillé.

7 commentaires:

adib a dit…

un coma ensoleillé:):)
pas mal comme image

rebelle a dit…

joli poème ;)

adib a dit…

un hiver au paradis...!
j'adore!

adib a dit…

je l'avoue t'etais mon inspiratrice:)

geronimo a dit…

j'ai beaucoup aimé,
venant d'une personne qui apprécie Milan Kundera, je trouve ça génial.

Legend Of The Fall a dit…

it will take some time & few moment to understand it. on dirais que c'est un texte philosophique. Il faut le lire et le relire.

adib a dit…

ti finek troubadour??