Ma "chère" Anonymous,
Je pense que mon silence a trop duré, je voulais te faire comprendre à travers ce mutisme que tu perds ton temps ici mais je pense que fidèle à toi-même, l'implicite est loin d'être ton fort.
Je t'ai laissée vociférer ta haine et diffuser ton venin (pas aussi efficace en passant) durant des jours et des jours en attendant que tu te calmes et que tu disparaisses. J'ai aussi essayé de comprendre ton attitude et de me raisonner; mais finalement tu n'es qu'une faible et il ne sert à rien d'écraser les faibles (La facilité ne nourrit pas ma satisfaction.)
Je t'ai ainsi regardée faire avec le sourire en visualisant ton propre massacre parce que ce que tu escomptais réaliser était loin d'être atteint; bien au contraire, un cumul paroxystique de ridicule est ce que tu traînes derrière chaque commentaire que tu as posté ici ou ailleurs. Je n'entrerai pas dans le détail de tes propos, ceux-ci et leur crédibilité parlent d'eux-mêmes.
Je n'expliquerai rien, je n'ai pas de mots à gaspiller et je doute fort que tu cherches une explication, sinon tu ne serais pas là à te morfondre et à te gaspiller dans mon espace. Et puis tu n'avais même pas à la chercher, il suffisait de savoir lire...
Je ne me suis jamais déclarée comme étant une victime, si je n'ai pas agi, j'ai choisi de ne pas subir et donc je ne le suis pas. Je te laisse donc le soin de rectifier dans ta fiction la nature des rôles, ou peut-être n'avons-nous pas les mêmes définitions, tu peux dans ce cas la garder et nourrir ton délire hystérique.
Tout ceci pour dire que ton rôle dans mon espace s'arrête ici, j'en ai assez d'héberger autant de bêtise, de haine et d'insultes réunis me concernant ou concernant mes visiteurs qui t'ont très vite démasquée. Tu as choisi d'être médiocre, et pour une fois je bénis la censure. Eh oui, je censure la médiocrité et par conséquent je te bannis d'ici. Je ne pense pas que ça te toucherait car c'est déjà le quotidien que tu as choisi. Alors quelle différence ici ou ailleurs!
Merci à Sam, Flava, Sourovich, Trinity et Orchea de m'avoir épargné la peine de te répondre à ce jour. Et une pensée pour ceux qui ont dû, autant que moi, subir ta pollution verbale.
Sur ce, dégage.
mercredi, décembre 27, 2006
mardi, décembre 26, 2006
Arrêt

Le mot comme un fil
Le temps le fera résister, ou l'user jusque la rupture.
Les yeux écarquillés, pour engloutir l'image
Et la raconter
Quand les maux deviendront prononçables...
Photo source: Affiche Reporters sans frontières
jeudi, décembre 07, 2006
mercredi, novembre 29, 2006
Dreaming...

Je ferme les yeux,
Pour mieux voir mes rêves
GICLER
Ensanglantés
En tempêtes de sable mêlé aux feuilles de l'automne portant mes mots froissés
Mes mots nocturnes
Mes mots en furie
Mes mots vampires
Je les vois s'envoler et j'essaie de les retenir pour les emprisonner dans les reflets de l'aube
J'ouvre les yeux
Ils s'effritent avec mes songes
Je souris
Orphée me les remontrera cette nuit.
lundi, novembre 27, 2006
mercredi, novembre 22, 2006
Mes cheveux

Je ne m'étais pas habituée à les porter si longs...
Chez les autres je les voyais changer en fonction de l'humeur du jour. Attachés avec un simple crayon pour dire "je suis submergée de travail", en queue de cheval pour un air de petite fille, bouclés pour un effet "nature", "brushingués" pour un mode "femme", tombants sur le visage pour cacher une mauvaise humeur ou un manque de sommeil...
Bref, c'était un peu compliqué pour moi.
Aujourd'hui, ma tristesse est à nu et je n'ai rien pour la couvrir. Même le sourire me trahit et se transforme en rictus.
Je les regrette.
lundi, novembre 20, 2006
Hallucinating
Suite du dernier épisode...
Le Mal n'est pas si mal
Le Bien n'est pas si bien
Tout est à revoir... C'est tellement facile!
Leave what you can not understand.
I want to understand and then, may be I can leave... May be.
Le Mal n'est pas si mal
Le Bien n'est pas si bien
Tout est à revoir... C'est tellement facile!
Leave what you can not understand.
I want to understand and then, may be I can leave... May be.
lundi, novembre 06, 2006
A breeze of change
Remis à la demande de Flava... Et à mon grand plaisir.
Depuis qu'il est entré dans cette boîte je l'entendais dire qu'il allait démissionner. Et je m'entendais dire que j'aime trop ce que je fais pour partir. C'était un de ces grands mecs frileux et maigres qui, outre le léchage de cul, tout lui paraissait difficile. Mais il arriva quand même à se faire une réputation et une place au bout de 3ans de léchage intensif, de triche continue et de médisances graves. Je devins le vilain petit canard décrédibilisé et "incompétentialisé".. Bref tous les adjectifs qui laissaient libre cours à la corruption de s'installer tranquillement. Et elle s'installa majestueusement sans que que quelqu'un ait quelque chose à dire.
Une fois bien assis sur son trône, Monsieur s'y accrocha avec toutes ses forces et par tous les moyens possibles. Il fit croire à ses subordonnées que leur existence dépend de la sienne alors ils firent en sorte qu'ils existent.
De mon côté, je fus longtemps écartée et je ne m'en portais pas plus mal tant que je ne résistais à ce système, même si je dus en voir de toutes les couleurs. Et tout continuait à être déformé et embelli, tout était fait de manière à glorifier de jour en jour cette personne sans scrupules.
Puis elle arriva, j'étais heureuse à l'idée que tout allait s'arrêter, qu'il arrêterait de jouer ce rôle de sauveur de l'humanité en utilisant des moyens si peu catholiques et en escaladant le dos des autres pour encore plus de gloire.
Mais non, rien ne changea, juste qu'il lui rendit les choses inaccessibles pour qu'elle ne se rende compte de rien et il fit tout pour la décrédibiliser à son tour.
C'était presque drôle de le voir héroïque dans des situations ridicules rien que parce qu'ils les rendaient compliquées et de voir les autres ébahis chanter ses louanges.
Pathétique, me disais-je, je me suis sûrement trompée de monde.
J'attendais donc patiemment que mon monde apparaisse et qu'il m'ouvre ses portes.
Puis ma résistance commença à apporter ses fruits, et je fus promue. Il fut quand même là pour me dire que sans lui ma promotion n'aurait pas eu lieu, qu'il a dû argumenter et convaincre et se battre... Pffffff...
Pour ne pas le rendre complètement inhumain, il était quand-même très fréquentable et même agréable "extra-professionnellement" parlant. Mais je m'enfoutais parce qu'il ne faisait partie que de mon cercle professionnel.
Mais mon nouveau poste me demandait ou de m'intégrer dans la corruption ou de tout détruire.
Pour la 1ère, non. pour la 2ème, la décision et ses conséquences ne m'appartiennent pas.
........
Et j'ai commencé à penser que ma place est ailleurs, et je m'en suis même convaincue.
....
Alors je quitte.
C'est peut-être une erreur, mais je quitte. Parce que je suis fatiguée de me révolter et que je ne peux plus faire semblant de subir ou de ne pas voir.
Je quitte avec peine, parce j'aime ce que je vais laisser derrière.
Je quitte, coupable de lâcheté vis à vis de moi-même et coupable de laisser ces regards demandant une explication que je suis incapable de fournir.
Je quitte avec le sourire parce que je suis curieuse de voir ce qui m'attend.
Et je persiste à me dire:
Il n'y a pas de mauvaise décision, il y a des chemins différents.
Et j'ai viré de bord pour voir mon ciel sous un angle différent.
Depuis qu'il est entré dans cette boîte je l'entendais dire qu'il allait démissionner. Et je m'entendais dire que j'aime trop ce que je fais pour partir. C'était un de ces grands mecs frileux et maigres qui, outre le léchage de cul, tout lui paraissait difficile. Mais il arriva quand même à se faire une réputation et une place au bout de 3ans de léchage intensif, de triche continue et de médisances graves. Je devins le vilain petit canard décrédibilisé et "incompétentialisé".. Bref tous les adjectifs qui laissaient libre cours à la corruption de s'installer tranquillement. Et elle s'installa majestueusement sans que que quelqu'un ait quelque chose à dire.
Une fois bien assis sur son trône, Monsieur s'y accrocha avec toutes ses forces et par tous les moyens possibles. Il fit croire à ses subordonnées que leur existence dépend de la sienne alors ils firent en sorte qu'ils existent.
De mon côté, je fus longtemps écartée et je ne m'en portais pas plus mal tant que je ne résistais à ce système, même si je dus en voir de toutes les couleurs. Et tout continuait à être déformé et embelli, tout était fait de manière à glorifier de jour en jour cette personne sans scrupules.
Puis elle arriva, j'étais heureuse à l'idée que tout allait s'arrêter, qu'il arrêterait de jouer ce rôle de sauveur de l'humanité en utilisant des moyens si peu catholiques et en escaladant le dos des autres pour encore plus de gloire.
Mais non, rien ne changea, juste qu'il lui rendit les choses inaccessibles pour qu'elle ne se rende compte de rien et il fit tout pour la décrédibiliser à son tour.
C'était presque drôle de le voir héroïque dans des situations ridicules rien que parce qu'ils les rendaient compliquées et de voir les autres ébahis chanter ses louanges.
Pathétique, me disais-je, je me suis sûrement trompée de monde.
J'attendais donc patiemment que mon monde apparaisse et qu'il m'ouvre ses portes.
Puis ma résistance commença à apporter ses fruits, et je fus promue. Il fut quand même là pour me dire que sans lui ma promotion n'aurait pas eu lieu, qu'il a dû argumenter et convaincre et se battre... Pffffff...
Pour ne pas le rendre complètement inhumain, il était quand-même très fréquentable et même agréable "extra-professionnellement" parlant. Mais je m'enfoutais parce qu'il ne faisait partie que de mon cercle professionnel.
Mais mon nouveau poste me demandait ou de m'intégrer dans la corruption ou de tout détruire.
Pour la 1ère, non. pour la 2ème, la décision et ses conséquences ne m'appartiennent pas.
........
Et j'ai commencé à penser que ma place est ailleurs, et je m'en suis même convaincue.
....
Alors je quitte.
C'est peut-être une erreur, mais je quitte. Parce que je suis fatiguée de me révolter et que je ne peux plus faire semblant de subir ou de ne pas voir.
Je quitte avec peine, parce j'aime ce que je vais laisser derrière.
Je quitte, coupable de lâcheté vis à vis de moi-même et coupable de laisser ces regards demandant une explication que je suis incapable de fournir.
Je quitte avec le sourire parce que je suis curieuse de voir ce qui m'attend.
Et je persiste à me dire:
Il n'y a pas de mauvaise décision, il y a des chemins différents.
Et j'ai viré de bord pour voir mon ciel sous un angle différent.
mercredi, octobre 25, 2006
jeudi, octobre 19, 2006
vendredi, octobre 06, 2006
Courants d'air
Votre tristesse a envahi mon silence
Votre fatigue a dévasté mes membres
Votre lassitude a anesthésié mon cerveau
Vos mots... Ces pauvres meubles flottants dans un espace banal.
Ils se faufilent tout doucement pour contaminer les courants d'air
Ils se déguisent en images défilantes dans un écho grave de foule.
Leurs infrasons traversent le noir de mes lunettes et s'installent sur ma rétine. Ils y gravent leurs volontés.
Mes yeux ne disent plus que vos phrases et ne voient plus que vos images
Les courants d'air ont changé
Comme les temps.
Résistance
Ta voix sur ma rétine renvoyée par mes lunettes noires captée dans un courant d'air créé par ton simple souffle propage un air de résistance masqué sous des mots interminables d'un bavardage hypocrite.
Je réponds à ton invitation.
Je fais semblant, je perds la tête, je tourne, je tourne, jusqu'à créer mon prpore courant d'air... Centrifuge qui emporte vos bagages loin de mes neurones.
Je me libère dans ma tempête
Et mes tornades finissent par s'alléger... se purifier de vos déjections verbales.
Et je les laisse me bercer, me balancer, me faire chanceler, danser, tituber, bousculer, bouleverser dans une ivresse jouissive.
Fusion
Dans le vertige de nos courants d'air réunis
Mes cellules suroxygénées se sont dissociées pour se mixer aux tiennes
Que chacune baigne dans le flot de nos images ramenées par la brise de nos souffles
Nos gènes s'embrassent, se brassent, s'échangent des morceaux en souvenir de l'instant
Le jour se lève, les tempêtes regagnent leur lit.
Indépendance
J'ouvre les yeux
Dans ce couloir aéré, tes histoires chuchotent dans mes oreilles une pile d'images respirant de fluorescence.
mercredi, octobre 04, 2006
Template
Nouvelle tenue pour ce blog... En attendant de trouver mieux...
Si vous avez des tuyaux, n'hésitez pas! :-)
Si vous avez des tuyaux, n'hésitez pas! :-)
lundi, septembre 04, 2006
mercredi, août 23, 2006
Qui es-tu?
Je veux t'épouser pour prendre un petit déjeuner avec toi... Et te sourire dans mon sommeil.
jeudi, août 17, 2006
Wanted
Je relis... Et c'est comme si je lisais quelqu'un d'autre que je n'ai jamais connu de ma vie... Un langage que je ne connais plus.. ou l'avais-je connu?
Ce qu'il en reste? Quelqu'un d'autre, une métamorphose méconaissable d'une âme déchirée et dégoûtée, des mots noircis bavant sur du papier humide.
Je travaille à me reconnaître, à me retrouver quelquepart où je me suis perdue et ou l'on ne m'a pas cherchée.
On a dû me laisser pourrir dans une de ces dimensions tournantes et on s'est contenté d'un clône rempli de dégoût, capable de tout accepter parce que tout est désormais sans valeur.
Je relis... et j'ai en horreur cette naïveté qui m'a perdue, cette innocence qui m'a jetée dans un gouffre aveuglant de fluorescence.
Si je me retrouve, si l'on me retrouve, je ne me reprendrai pas, je me cacherai juste quelquepart ou je ne me perdrai plus. Je saurai juste que je suis là, pour me compléter si j'en aurai envie. je serais incomplète parce que je l'ai choisi et parce que je peux choisir de me reconstruire à nouveau quand j'en aurais besoin ou quand j'en serais tentée.
Je relis... et je te déteste, toi qui m'as répondu, qui m'as aidée dans ma perte. Et tu m'as laissé tes mots que je ne parviens pas à effacer et tes échos qui font vibrer l'air que je respire.
M'auriez-vous vue quelque part?
Je portais des yeux brillants et un sourire infini lorsque je m'étais perdue..
M'auriez-vous vue quelque part?
Je portais une robe verte qui aimait jouer avec le vent.
M'auriez-vous vue quelque part?
Je relis et je pense juste que c'est une question de mémoire, que je peux sûrement retrouver ma trace.. Il faudrait juste que je remette les événements dans l'ordre même si les pièces du puzzle sont trop petites et difformes. Un peu de patience.. que je dois retrouver chez mon Moi perdu..
J'ai honte de demander de l'aide, je l'ai rarement fait, peut-être même jamais. Alors peux-tu comprendre que j'ai besoin de la tienne ou es-tu trop occupé à jouer avec ton nombril?
Je veux me retrouver dans ce tas d'humains délaissés, je ne suis qu'une moitié, je n'y arriverai jamais toute seule.
J'ai beau le cacher, je ne suis qu'une moitié qui se fait passer pour deux. Et je finirai à genoux à force de faire ces efforts de symétrie.
Ne vous méprenez pas, je ne suis que ma moitié.. et son reflet.
Ce qu'il en reste? Quelqu'un d'autre, une métamorphose méconaissable d'une âme déchirée et dégoûtée, des mots noircis bavant sur du papier humide.
Je travaille à me reconnaître, à me retrouver quelquepart où je me suis perdue et ou l'on ne m'a pas cherchée.
On a dû me laisser pourrir dans une de ces dimensions tournantes et on s'est contenté d'un clône rempli de dégoût, capable de tout accepter parce que tout est désormais sans valeur.
Je relis... et j'ai en horreur cette naïveté qui m'a perdue, cette innocence qui m'a jetée dans un gouffre aveuglant de fluorescence.
Si je me retrouve, si l'on me retrouve, je ne me reprendrai pas, je me cacherai juste quelquepart ou je ne me perdrai plus. Je saurai juste que je suis là, pour me compléter si j'en aurai envie. je serais incomplète parce que je l'ai choisi et parce que je peux choisir de me reconstruire à nouveau quand j'en aurais besoin ou quand j'en serais tentée.
Je relis... et je te déteste, toi qui m'as répondu, qui m'as aidée dans ma perte. Et tu m'as laissé tes mots que je ne parviens pas à effacer et tes échos qui font vibrer l'air que je respire.
M'auriez-vous vue quelque part?
Je portais des yeux brillants et un sourire infini lorsque je m'étais perdue..
M'auriez-vous vue quelque part?
Je portais une robe verte qui aimait jouer avec le vent.
M'auriez-vous vue quelque part?
Je relis et je pense juste que c'est une question de mémoire, que je peux sûrement retrouver ma trace.. Il faudrait juste que je remette les événements dans l'ordre même si les pièces du puzzle sont trop petites et difformes. Un peu de patience.. que je dois retrouver chez mon Moi perdu..
J'ai honte de demander de l'aide, je l'ai rarement fait, peut-être même jamais. Alors peux-tu comprendre que j'ai besoin de la tienne ou es-tu trop occupé à jouer avec ton nombril?
Je veux me retrouver dans ce tas d'humains délaissés, je ne suis qu'une moitié, je n'y arriverai jamais toute seule.
J'ai beau le cacher, je ne suis qu'une moitié qui se fait passer pour deux. Et je finirai à genoux à force de faire ces efforts de symétrie.
Ne vous méprenez pas, je ne suis que ma moitié.. et son reflet.
mercredi, août 16, 2006
samedi, août 12, 2006
Nocturne
Pendant que les noirs crachats d'angoisse submergent mes nuits, je le vois franchir la porte de mon imagination
Il passe la main dans mes cheveux
Il pose ses lèvres sur mon front
Il reste là, en attendant que mes démons partent
Souffle la triste poussière qui me recouvre
Je me sens en sécurité
Je souris
Je m'assoupis.
Il s'en va.
Il passe la main dans mes cheveux
Il pose ses lèvres sur mon front
Il reste là, en attendant que mes démons partent
Souffle la triste poussière qui me recouvre
Je me sens en sécurité
Je souris
Je m'assoupis.
Il s'en va.
mercredi, août 09, 2006
Holidays Holidays

Retour de vacances.. Retour de Chypre avec une pensée: Tunisie, je t'aime..
Bizarre quand-même quand on voit que certains ont accès au paradis sur Terre. Le soleil sans pour autant subir le bronzage benneya, parce que là-bas, on ne marche pas, on conduit.. de magnifiques voitures. Pas de LNA, pas de 106, 206, Polo, pas de voiture cha3bia quoi... Les gens sont gentils, parce qu'ils n'ont pas à être méchants... Ils ont tout. Tout est beau, vert ou autrement coloré, tout le monde est beau, tout le monde est gentil.
En me promenant, je me demandais qui faisait les petits métiers, qui fait caissier, livreur, maçon.. Je sors le soir et je vois les immigrés assis sur les bancs sirotant des bières et je comprends.. Le revers de la médaille.. Paradis fiscal, plaque tournante, les immigrés payent..
Pour les garçons aimant les filles au corps parfait, Chypre est une bonne adresse!:-) Encore mieux que les chaînes libanaises, elles sont toutes grandes minces dénudées, rien ne dépasse, pas un gramme de cellulite! Le pire, c'est que c'est vrai! Pour la beauté, je ne garantie rien, il faut dépasser les couches de maquillage, de teintures et de brushings et là; il y a du boulot!
pour les filles, contentons-nous de nos Tunisiens, il n'y a pas mieux ailleurs..;-)Passage au nord, traversée d'une zone tampon, "ligne verte" entre les territoires chypriotes turc et grec. La différence de richesse se voit à l'état des rues,aux gens, aux habits. On sent un monde plus "jaune". Je ne sais pas si c'est la poussière, les bâtiments, le soleil et le manque d'ombre mais c'est cette impression "jaune" que je garde. Plus de mouvements, plus d'âme et de vie, beaucoup d'or dans les vitrines (pour ne pas nuire à la réputation turque:-)). Plus de propagande, de drapeaux turcs, de mosquées (qui étaient aupravant des églises et des cathédrales). Et les gens, toujours aussi gentils, une gentillesse différente, accueillante.. Il reste des vestiges d'une Histoire souvent ensevelie sous des traces de bombardements, l'Histoire m'intéresse à peine, je retiens surtout l'âme des lieux. Des économies d'un an pour 10jours de découverte d'un ailleurs inconnu... Et sans regrets!Retour à Tunis, aux gens que j'aime, aux petits cafés tranquils après le boulot où je peux me délester d'un thé sans me ruiner (1 café ou un thé coûte au moins 7dt à Chypre!), aux bus jaunes maquillés par les pubs, aux taxis jaunes transpirant sous le soleil, aux tabous.. Tunisie, il y a encore du chemin à faire, j'essaie même si je ne suffis pas, je t'aime quand-même..
Retour au taff, le calme, j'attends les montées d'adrénaline.. avec le sourire qui, je sais, sera plus tard moins facile à conserver.
Avant de partir en vacances, ma boss m'a annoncé la bonne nouvelle, je suis dorénavant la responsable client de ma boîte. Bon mon aiguille salariale a à peine bougé.. On ne peut vraiment pas tout avoir..:-(
Je me souviens avoir écrit une fois que les humains étaient ingrats, que le travail ne l'était pas et que j'étais donc devenue "travail". J'y ai cru un peu moins par la suite avec tous les obstacles qui ont fait barrage sur mon chemin parce que de toute façon, on ne finit pas de traiter avec l'humain; mais j'ai fermé les yeux et j'ai continué pour une seule raison: j'aime ce que je fais et je ne laisserai personne m'empêcher de le faire... Et ça a payé... Et pourvu que ça dure. Et merci.. à ceux qui ont cru en moi en silence, à ceux qui m'ont barré la route me forçant à prendre les risques et à apprendre à résister et à ceux qui m'ont soutenue.
Aujourd'hui.. je suis satisfaite. Hamdullah.
Demain.. Qui sait? Mais je le laisse à demain, il saura bien s'en occuper.
jeudi, juillet 20, 2006
lundi, juillet 17, 2006
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