mercredi, octobre 25, 2006

vendredi, octobre 06, 2006

Courants d'air



Votre tristesse a envahi mon silence
Votre fatigue a dévasté mes membres
Votre lassitude a anesthésié mon cerveau

Vos mots... Ces pauvres meubles flottants dans un espace banal.
Ils se faufilent tout doucement pour contaminer les courants d'air
Ils se déguisent en images défilantes dans un écho grave de foule.
Leurs infrasons traversent le noir de mes lunettes et s'installent sur ma rétine. Ils y gravent leurs volontés.


Mes yeux ne disent plus que vos phrases et ne voient plus que vos images

Les courants d'air ont changé
Comme les temps.


Résistance


Ta voix sur ma rétine renvoyée par mes lunettes noires captée dans un courant d'air créé par ton simple souffle propage un air de résistance masqué sous des mots interminables d'un bavardage hypocrite.

Je réponds à ton invitation.

Je fais semblant, je perds la tête, je tourne, je tourne, jusqu'à créer mon prpore courant d'air... Centrifuge qui emporte vos bagages loin de mes neurones.
Je me libère dans ma tempête
Et mes tornades finissent par s'alléger... se purifier de vos déjections verbales.
Et je les laisse me bercer, me balancer, me faire chanceler, danser, tituber, bousculer, bouleverser dans une ivresse jouissive.

Fusion

Dans le vertige de nos courants d'air réunis
Mes cellules suroxygénées se sont dissociées pour se mixer aux tiennes
Que chacune baigne dans le flot de nos images ramenées par la brise de nos souffles
Nos gènes s'embrassent, se brassent, s'échangent des morceaux en souvenir de l'instant
Le jour se lève, les tempêtes regagnent leur lit.

Indépendance

J'ouvre les yeux
Dans ce couloir aéré, tes histoires chuchotent dans mes oreilles une pile d'images respirant de fluorescence.

mercredi, octobre 04, 2006

Template

Nouvelle tenue pour ce blog... En attendant de trouver mieux...
Si vous avez des tuyaux, n'hésitez pas! :-)

lundi, septembre 04, 2006

Si vous voyiez ce que je vois, et si vous entendiez ce que j'entends, dénonceriez-vous la corruption? Cracheriez-vous sur la pourriture? Quel est le prix que vous y mettriez?

mercredi, août 23, 2006

Qui es-tu?

Je veux t'épouser pour prendre un petit déjeuner avec toi... Et te sourire dans mon sommeil.

jeudi, août 17, 2006

Wanted

Je relis... Et c'est comme si je lisais quelqu'un d'autre que je n'ai jamais connu de ma vie... Un langage que je ne connais plus.. ou l'avais-je connu?
Ce qu'il en reste? Quelqu'un d'autre, une métamorphose méconaissable d'une âme déchirée et dégoûtée, des mots noircis bavant sur du papier humide.
Je travaille à me reconnaître, à me retrouver quelquepart où je me suis perdue et ou l'on ne m'a pas cherchée.
On a dû me laisser pourrir dans une de ces dimensions tournantes et on s'est contenté d'un clône rempli de dégoût, capable de tout accepter parce que tout est désormais sans valeur.
Je relis... et j'ai en horreur cette naïveté qui m'a perdue, cette innocence qui m'a jetée dans un gouffre aveuglant de fluorescence.
Si je me retrouve, si l'on me retrouve, je ne me reprendrai pas, je me cacherai juste quelquepart ou je ne me perdrai plus. Je saurai juste que je suis là, pour me compléter si j'en aurai envie. je serais incomplète parce que je l'ai choisi et parce que je peux choisir de me reconstruire à nouveau quand j'en aurais besoin ou quand j'en serais tentée.


Je relis... et je te déteste, toi qui m'as répondu, qui m'as aidée dans ma perte. Et tu m'as laissé tes mots que je ne parviens pas à effacer et tes échos qui font vibrer l'air que je respire.

M'auriez-vous vue quelque part?
Je portais des yeux brillants et un sourire infini lorsque je m'étais perdue..


M'auriez-vous vue quelque part?
Je portais une robe verte qui aimait jouer avec le vent.


M'auriez-vous vue quelque part?

Je relis et je pense juste que c'est une question de mémoire, que je peux sûrement retrouver ma trace.. Il faudrait juste que je remette les événements dans l'ordre même si les pièces du puzzle sont trop petites et difformes. Un peu de patience.. que je dois retrouver chez mon Moi perdu..
J'ai honte de demander de l'aide, je l'ai rarement fait, peut-être même jamais. Alors peux-tu comprendre que j'ai besoin de la tienne ou es-tu trop occupé à jouer avec ton nombril?
Je veux me retrouver dans ce tas d'humains délaissés, je ne suis qu'une moitié, je n'y arriverai jamais toute seule.


J'ai beau le cacher, je ne suis qu'une moitié qui se fait passer pour deux. Et je finirai à genoux à force de faire ces efforts de symétrie.
Ne vous méprenez pas, je ne suis que ma moitié.. et son reflet.

mercredi, août 16, 2006

Mémoire

Il y a 2ans, elle a touché le bonheur... Aujourd'hui, elle évacue encore sa tristesse.

samedi, août 12, 2006

Nocturne

Pendant que les noirs crachats d'angoisse submergent mes nuits, je le vois franchir la porte de mon imagination
Il passe la main dans mes cheveux
Il pose ses lèvres sur mon front
Il reste là, en attendant que mes démons partent
Souffle la triste poussière qui me recouvre
Je me sens en sécurité
Je souris
Je m'assoupis.
Il s'en va.

mercredi, août 09, 2006

Holidays Holidays


Retour de vacances.. Retour de Chypre avec une pensée: Tunisie, je t'aime..

Bizarre quand-même quand on voit que certains ont accès au paradis sur Terre. Le soleil sans pour autant subir le bronzage benneya, parce que là-bas, on ne marche pas, on conduit.. de magnifiques voitures. Pas de LNA, pas de 106, 206, Polo, pas de voiture cha3bia quoi... Les gens sont gentils, parce qu'ils n'ont pas à être méchants... Ils ont tout. Tout est beau, vert ou autrement coloré, tout le monde est beau, tout le monde est gentil.
En me promenant, je me demandais qui faisait les petits métiers, qui fait caissier, livreur, maçon.. Je sors le soir et je vois les immigrés assis sur les bancs sirotant des bières et je comprends.. Le revers de la médaille.. Paradis fiscal, plaque tournante, les immigrés payent..
Pour les garçons aimant les filles au corps parfait, Chypre est une bonne adresse!:-) Encore mieux que les chaînes libanaises, elles sont toutes grandes minces dénudées, rien ne dépasse, pas un gramme de cellulite! Le pire, c'est que c'est vrai! Pour la beauté, je ne garantie rien, il faut dépasser les couches de maquillage, de teintures et de brushings et là; il y a du boulot!
pour les filles, contentons-nous de nos Tunisiens, il n'y a pas mieux ailleurs..;-)Passage au nord, traversée d'une zone tampon, "ligne verte" entre les territoires chypriotes turc et grec. La différence de richesse se voit à l'état des rues,aux gens, aux habits. On sent un monde plus "jaune". Je ne sais pas si c'est la poussière, les bâtiments, le soleil et le manque d'ombre mais c'est cette impression "jaune" que je garde. Plus de mouvements, plus d'âme et de vie, beaucoup d'or dans les vitrines (pour ne pas nuire à la réputation turque:-)). Plus de propagande, de drapeaux turcs, de mosquées (qui étaient aupravant des églises et des cathédrales). Et les gens, toujours aussi gentils, une gentillesse différente, accueillante.. Il reste des vestiges d'une Histoire souvent ensevelie sous des traces de bombardements, l'Histoire m'intéresse à peine, je retiens surtout l'âme des lieux. Des économies d'un an pour 10jours de découverte d'un ailleurs inconnu... Et sans regrets!Retour à Tunis, aux gens que j'aime, aux petits cafés tranquils après le boulot où je peux me délester d'un thé sans me ruiner (1 café ou un thé coûte au moins 7dt à Chypre!), aux bus jaunes maquillés par les pubs, aux taxis jaunes transpirant sous le soleil, aux tabous.. Tunisie, il y a encore du chemin à faire, j'essaie même si je ne suffis pas, je t'aime quand-même..

Retour au taff, le calme, j'attends les montées d'adrénaline.. avec le sourire qui, je sais, sera plus tard moins facile à conserver.
Avant de partir en vacances, ma boss m'a annoncé la bonne nouvelle, je suis dorénavant la responsable client de ma boîte. Bon mon aiguille salariale a à peine bougé.. On ne peut vraiment pas tout avoir..:-(

Je me souviens avoir écrit une fois que les humains étaient ingrats, que le travail ne l'était pas et que j'étais donc devenue "travail". J'y ai cru un peu moins par la suite avec tous les obstacles qui ont fait barrage sur mon chemin parce que de toute façon, on ne finit pas de traiter avec l'humain; mais j'ai fermé les yeux et j'ai continué pour une seule raison: j'aime ce que je fais et je ne laisserai personne m'empêcher de le faire... Et ça a payé... Et pourvu que ça dure. Et merci.. à ceux qui ont cru en moi en silence, à ceux qui m'ont barré la route me forçant à prendre les risques et à apprendre à résister et à ceux qui m'ont soutenue.

Aujourd'hui.. je suis satisfaite. Hamdullah.
Demain.. Qui sait? Mais je le laisse à demain, il saura bien s'en occuper.

jeudi, juillet 20, 2006

"Le mot" au bord des yeux
Au bord des cils
Cherche une issue
Au moins dans une larme
Que je ravale
Pour me préserver
Quelques jours de plus..

lundi, juillet 17, 2006

Moment


En franchissant le seuil je lui ai dit: "Si tu commences à céder, tu ne vivras plus..." Elle m'a regardée, et j'ai compris. Si elle ne cédait rien, elle vivrait... Seule.
Et j'ai fermé la porte.

lundi, juin 26, 2006




Just breathing..

J'essaie. Et je me bouche les oreilles et j'évite ce regard et je change de sujet. Et je parle simplement, with simple words. Et je souris, bêtement, ce sourire pur que j'essaie d'arracher à mon enfance. Et j'oublie doucement. Et je laisse le soleil agir sur ma rancoeur... Summer is magic..:-)

mercredi, mai 24, 2006

Over

De ma main, j'ai poussé la porte de l'enfer

De sa main, il a serré fort mon coeur


Il m'a tirée violemment de la profondeur de mes songes psychédéliques
Je ne respire plus
Je cours vers la fenêtre lui mendier un peu d'air

L'espace est indéfinissable, je ne sais plus où je suis.

Sur la piste du doute, j'avance à pas de géant

Usure totale
Il faut arrêter

Je ne veux plus rêver

Banaliser banaliser banaliser
Pour mieux respirer

J'attends que tu me tendes la main, que ta voix caresse la torture vagabonde

Ton silence me fait perdre pied alors que tes mots auraient pu me sauver


Banaliser encore
Et oublier de temps en temps l'existence pour ne pas m'y accrocher

Il me l'a appris
Dans un message subliminal

Sortir alors de ce cerveau que martèle la Mémoire
J'essaie de quitter le sable mouvant
Plus je me bas, plus je m'enfonce

Je continue
Malgré tout
Peu importent les membres
Le visage respire encore
...

vendredi, mai 12, 2006

Réveil

Un an à balayer les traces du réel. Aujourd'hui c'est propre. Je passe aux rêves..

mercredi, mai 03, 2006

Insomnie

Pour chasser le vide, je n'ai que le blanc du papier à remplir. Pour masquer le temps, un flot de paroles qui s'accrochent à peine aux portes des années.

Mon existence n'est que bruits et mouvements.

Bruits.
Mouvements.

Et tel mon existence, intouchable je suis.

Qui suis-je?

Cet être invisible, insoupçonnable..
Si par mégarde tu le frôles, tu auras à jamais basculé dans les abîmes.
Tu garderas ta coque en surface, pour que tu sois "insoupçonnable" à ton tour.

Qui suis-je?

Un mélange de chair, de lumière et de feu qui se déchirent mon esprit avidement, sans relâche. D'ailleurs à force de déchirement, les lambeaux se perdent. Bientôt, mon esprit n'existera plus.

Et dans ma transparence, je crache au visage de l'oubli.
Je tourne le dos au vide et je cours.
Je cours.

Dans ma course, je verse l'encre sur les pages; je les noircis, sans les salir... Pour qu'on puisse retrouver ma trace si un jour on décide de me ramener des profondeurs.

Où suis-je?
Troubadour.. Je me promène dans les cauchemars des coupables, j'éponge leurs angoisses par mes chansons.

mardi, avril 25, 2006

Touriste dans un pays maghrébin de contrefaçon


Le personnage le plus sympathique pour moi ces jours-ci, Zakaria BOUALEM, un Taher ELFAZAA à la marocaine en version "moins gentille" et plus virulente laissant derrière chaque paragraphe un sourire aussi (ou même plus) persistant..

"Zakaria Boualem découvre la Tunisie, et plus le temps passe, plus il aime son pays.
Nom : Boualem

Prénom : Zakaria
Né en 1976 à Guercif
Signe particulier : Marocain à tendance paranoïaque

Pour les lecteurs irréguliers, rappelons que notre héros se trouve en Tunisie pour des raisons professionnelles. Je tiens à signaler que c'est la dernière fois que j'effectue des rappels à l'attention des lecteurs accidentels. C'est vrai quoi, vous n'avez qu'à acheter TelQuel chaque semaine, ou même en acheter deux, comme ça, Zakaria Boualem, qui est salarié comme sujet permanent peut changer de voiture. En plus, ça évitera d'avoir à rappeler chaque semaine des évidences comme il est Guercifi, il est susceptible, il est de mauvaise foi, il a failli avoir un bon salaire et la coupe du monde 2010 et du coup il est un peu négatif, etc... On gagnerait donc du temps et de l'argent. Et merci. En une semaine de Tunisie intensive, disions-nous, notre homme, Zakaria Boualem est passé par plusieurs phases que lon peut sans la moindre hésitation schématisercomme suit :

Phase 1 : le ravissement. Ca n'a pas duré très longtemps mais il est incontestable qu'en se promenant dans la ville de Tunis, notre homme a été frappé de constater un certain nombre d'éléments qui font la publicité du modèle tunisien. En vrac, les rues sont plus propres, plus mixtes aussi, les voitures sont plus neuves, les mendiants plus discrets, les dragueurs aussi. Les grands taxis tunisiens sont des minibus, ne s'arrêtent qu'aux stations, affichent leur prix et paient l'autoroute. Il faudrait être de mauvaise foi pour le nier : le Tunisien de la rue, globalement, a l'air d'avoir moins de problèmes que son homologue marocain pour achever de payer son crédit haouli 2001, surtout depuis qu'il s'est cumulé avec son frère jumeau haouli 2002 et toute sa descendance (dont je vous laisse deviner les petits noms).

Phase 2 : le malaiseComment vous expliquer ?
ça commence avec des petits détails. Un taximan désagréable, puis deux, puis tous. Le réceptionniste de l'hôtel qui désire savoir exactement ce que vous êtes venu faire en Tunisie. Cette équipe de moustachus costumés qui, dans le hall, vous dévisagent lourdement. Ce type qui surveille l'ascenseur sans jamais répondre aux bonjour des clients. Cette impression très nette que non seulement on vous surveille, mais qu'en plus on veut que vous en soyez conscients. Cette morosité généralisée. Cette presse unanime, monolithique, qui continue encore de refuser de relayer la moindre mauvaise nouvelle si elle concerne un service public. Si Le Matin du Sahara était tunisien, il serait sans doute considéré comme dangereusement subversif, presque punk en fait. Cette difficulté à rencontrer une identité tunisienne véritable. De la musique tunisienne ? Une cuisine locale ? Des vêtements traditionnels ? Rare, très rare. Zakaria Boualem a l'impression de se balader dans un pays maghrébin de contrefaçon.

Phase 3 : l'amour du pays. Plus le temps passe, plus Zakaria Boualem aime son pays. Coincé dans un hôtel furieusement années 80 pompeusement qualifié de 5 étoiles, il déprime en Tunisie. Oui, il y a un bien-être social mais naaaaaaaari, ça donne vraiment pas envie. Ce qui lui semble insupportable, c'est cette théorie qui explique que le bien-être social est justement dû à l'aspect sécuritaire du système. Que tant qu'on bouffe correctement, il faut s'estimer heureux et ne pas trop l'ouvrir. Cest une théorie largement partagée, surtout chez ceux qui n'habitent pas en Tunisie. Pour Zakaria Boualem, le droit d'ouvrir sa gueule est unique et indivisible : il peut être exercé pour manger ou pour grogner après le système. C'est un même bloc. Dans l'avion du retour, Zakaria Boualem se dit qu'il aura bien du mal à convaincre ses potes que le Maroc, côté démocratie, est en avance sur au moins un pays dans le monde. Habitué à gémir, à revendiquer, il n'aurait jamais pensé en arriver à une situation aussi surprenante que celle d'attendre avec impatience de se retrouver face à un douanier marocain."

1ère pensée à la lecture de cet article: C'est plus sympa quand c'est l'autre qui dit fort ce que l'on pense...;-)

vendredi, avril 21, 2006

Pensée

Le mot ne venait plus dans ma tête depuis un long moment, je croyais qu'il était résolu de ne plus venir. Des fois je me retrouve entrain de le dire rien que pour voir si son impact existe toujours mais il coulait transparent entre mes lèvres. Hier je l'ai senti... Il était là, la porte était entrouverte, et il en a profité. Et j'ai failli le dire, naturellement. Mais il arrive trop tard, je n'en veux plus. Dorénavant, il me fait peur.

mardi, avril 11, 2006

Bloggin' is not so good!

Ma boss a découvert mon blog... Je remercie Troubadour pour le côté impersonnel de son blog et de ne pas m'avoir laissé prendre trop d'espace pour m'exprimer... Déjà que ce que j'ai laissé transparaître dans mes posts évoquant mon boulot n'est pas fameux, vu que je me livre à une critique sans retenue. J'ai failli me mettre à expliquer que ce blog me permet d'évacuer ma "schizophrénie", de vomir parfois ma haine et mon dégout pour garder mon sourire quotidien intact; mais je me suis abstenue.. La moindre faute d'expression et je serais passée pour une psychopathe refoulée. Cet incident toucherait-il à la spontanéité de mes écrits? J'ai réfléchi... J'aurais pu et je pourrais être "the first blogger fired from her job because of her blog", dixit Subzero Blue, qui m'encourage vivement à être virée de mon boulot pour être définitivement la plus célèbre de la blogosphère:)) mais ça ne me dit rien, je préfère mon boulot... Changer de blog, non plus... Modérer mes écrits et faire du "politiquement correct", encore moins, ça ne me ressemble pas.
Appuyer sur "reset" et faire comme si de rien n'était, pourquoi pas.. Vu l'impression qu'elle m'a laissé et la discrétion dont elle a fait preuve, je décide de continuer avec mes textes et mes bribes de journées que je balance de temps à autre sur cet écran... Je continue à espérer une chose: que ce blog reste méconnu de certains sinon je serais bien obligée de lui amputer un membre pour éviter que la gangrène atteigne ma carrière, devenue vitale pour mon fonctionnement.


Pour le titre, clin d'oeil à Khan.

vendredi, avril 07, 2006

Lost


Suis-je entrain de sombrer dans l'apesanteur?

En rentrant le soir, je retrouve un bout d'humanité.. Je me regarde dans la glace.. C'est toi? C'est moi? Je me rapproche encore plus du reflet, j'essaie de le reconnaître ou j'essaie de le rendre inconnu s'il ne me plaît pas. J'essaie de retrouver mes repères. Depuis le temps que je les cherche, je ne sais pas si je les ai retrouvés, mais je ne les cherche plus autour de moi, je les cherche dans ce visage qui me regarde. Je fais quelques grimaces.. Tiens! Elle le fait aussi.. Elle commence à m'énerver, je détourne mon regard mais je sens qu'elle a quitté le miroir, je crois qu'elle me possède, elle me fait presque peur.
Si je pouvais, je l'arracherais de moi-même; je la jetterais contre le mur et je la verrais s'envoler en mille morceaux.. Des bouts de verre, impossibles à recontruire. Je ferme les yeux et je les regarde de plus près, je les touche, ils sont sales, tranchants, lourds.. J'ai du sang sur les doigts.. Cette salope, même cassée, elle continue à vouloir me faire mal. Je m'éloigne, j'ai soudain l'angoisse que ces morceaux se rassemblent pour qu'elle réapparaisse.
Coup de balai, je la disperse dans le vent..

Le réel frappe à la porte de mon esprit.. Tu perds du temps à te baigner dans une imagination stérile, me dit-il.

J'ouvre alors les yeux et je prends mes papiers pour la rendre féconde, mais Elle est là à étouffer mon cerveau. Je sens ses mains, elles sont là, elles le couvrent, elles le maîtrisent complètement.

Rester calme, à chaque réflexion, à chaque respiration de mes neurones, elles appuient un peu plus. Je dois donc gérer l'oxygène de mes méninges.

Demain! Mais je me voile la face, je me mens chaque seconde pour ne pas laisser la folie envahir les sens qui ont survécu..
Demain, qu'est ce que j'en sais? Je ne sais même pas comment finirait ma journée, alors que dire de demain?
Demain, serait-il bleu, rose, vert, noir ou transparent?
Demain, ressemblerait-il plus à aujourd'hui ou à son lendemain?
Demain, demain, demain, mais comment font les autres pour planifier une année entière?
365 demains!!!!!
Je suis impuissante... ou folle..

Oui, je sombre dans l'apesanteur..