mercredi, mars 15, 2006

Joyeu Zanniv' Troub'!

Au milieu, mon oreiller, à droite mon portable et un livre, à gauche un cahier, un stylo et des feuilles blanches qui trainent jusqu'au sol. Quelques années que ça dure, l'obsession de l'écriture. Il m'arrive de griffonner une phrase, un mot, d'oublier et de les retrouver des mois plus tard et je les retrouve acteurs dans un long texte sur un nouveau papier.
Mes lecteurs? Moi, et de rares esprits fidèles cherchant à voir dans la transparence de mes mots.

15 mars 2005: Je poste mon 1er texte. Je vois mes phrases renaître sur un autre fond, dans un autre espace, livrés à l'inconnu, un peu de fraîcheur remplaçant l'enfermement dans du papier. Je les rends accessibles à un autre univers que celui de mes murs...

Un an que ce blog existe... ça fait plaisir..

Bilan d'un an de "blogging": Malgré les efforts, mes écrits restent toujours aussi incompréhensibles..:)))


Et puis je m'enfou, c'est comme ça que j'écris, je n'écris pas pour plaire, alors je continue...

Et puis avec un peu plus de modération, je pense quand-même que c'est grâce aux lecteurs que les écrits évoluent et survivent.

Alors comme tout être humain aimant les happy ends, je décide de faire un compromis, non pour rendre mes textes plaisants mais plutôt compréhensibles, accessibles à un plus grand nombre d'yeux curieux aimant les films sur les écrans de paupières..

Et j'ai déjà commencé, l'aurait-on remarqué?:-)
Un clin d'oeil en passant à
Mouse Hunter qui me reproche la presque monotonie de mon blog, j'en ai pris note malgré mes pseudo réticences.

Passons aux remerciements:


Pour commencer, hommage aux lecteurs invisibles que je classerais en 2catégories:
  • Ceux qui passent, jettent un coup d'oeil, pensent qu'ils ont atterri par erreur dans une autre dimension et s'en vont comme si rien de n'était.
  • Ceux qui passent, commencent à lire, arrivent à la moitié, ne comprennent rien, se disent qu'ils repasseraient une autre fois pour découvrir à tête reposée ces mots, puis n'osent pas mettre de commentaires de peur que ceux-ci soient trop décalés.

Ensuite, mes lecteurs visibles qui passent, qui lisent, qui m'encouragent, qui comprennent mes phrases à leur manière ou à ma manière.. au fond peu importe, c'est vous qui faites le sens et vous l'avez compris :)

Un an de blogging, avec quelques absences que je justifierais par une activité professionnelle rude et incessante et surtout par l'hiver.. Il me gèle les neurones.. Mais je finis toujours par revenir dès que le soleil illumine mes mots.

Un an de blogging et de meet-ups grâce auxquels j'ai eu des amis atypiques (chacun s'y reconnaîtra:)) .. Des rencontres riches en sujets et en sourires (clin d'oeil à la troupe joyeuse;-)) et auxquels j'ai réussi à traîner ma meilleure amie et ma compagne de l'aventure Orchea, la proprio du blog "drôlement humain"..

Que dire de plus... Espérer que ma réserve de mots soit inépuisable pour continuer et faire comprendre que la poésie n'est pas impossible et n'est pas que rimes et amours..

Sur ce, joyeux anniversaire Troubadour! ( ou Trouble pour ceux qui aiment m'appeler ainsi:))

dimanche, mars 12, 2006

Un rêve à louer


- A quoi tu penses?
- Je ne pense pas, je rêve..
- Raconte moi ton rêve
- Il n'est pas encore fini
- Alors rêve à haute voix
- J'ai peur que ma voix me réveille
- Alors chuchote-le moi
- Tu ne l'entendras pas
- Je me rapprocherai de toi et je lirai sur tes lèvres
- Pourquoi le ferais tu?
- Pour faire partie de ton monde
- Tu m'aimes?
- Non... Et toi?
- Non plus... Raconte moi ton rêve
- Je n'en ai pas, je veux habiter le tien
- Ou tu le caches?
- Non
- Voleuse de rêves
- Je ne te le volerai pas, tu me prêteras juste le toit pour m'abriter les nuits d'insomnie
- Je te le laisse alors
- Je veux que tu y restes
- Pour tes nuits d'insomnie aussi?
- Non, pour mes nuits d'angoisse
- Mon rêve est trop exigu
- Je n'ai ni valises, ni meubles... De quoi as-tu peur?
- Que tu t'étales, que tu agrandisses le rêve et que tu finisses par le déserter. Le toit serait trop grand, le sol trop vide, je ne reconnaîtrai plus mon monde... Où vas-tu?
- Chercher un autre rêve
- Tu me quittes pour un rêve?
- Je touche le fond du réel, j'ai besoin de rebondir dans un songe
- Reste
- Je ne peux pas, le besoin est urgent et je ne saurais te le mendier
- Mon rêve est carré, neutre, solide, sans couleurs, je le subis et il me supporte. Il est rude en hiver, te plairait-il? J'en doute..
- Si tu m'y tiens compagnie, peu m'importe le froid. Mais je ne supporterai pas l'absence. Je ne résiste déjà pas à l'idée de partir et tu ne sais pas me retenir.. Pourtant, il suffit de si peu.. Un simple rêve, une compagnie, comme ça, pour rien..
- Alors reste et je t'offrirai un bout de toit et un espace de mon songe mais tu me le rendras intact, tu n'y changeras rien, pas même les couleurs... Où vas- tu?
- Je te quitte pour un autre rêve.

mardi, mars 07, 2006

Salsa



Momento special en es meet-up.. Gracias
Dib's! ;-) J'ai choisi ces photos parce qu'on n'y voit pas que je danse la salsa comme un pied!:))
Et merci pour tous les autres présents pour leur sourire et d'avoir fait de ce meet-up a big success!
(Je ne cite pas les noms, la liste est longue et j'espère qu'elle le sera encore plus la prochaine fois)

jeudi, mars 02, 2006

Vertige

Telle une enfant
Elle marche
Sur le bord du puits
Bras tendus

Acrobate

Sur le bout des pieds
Elle raconte à l'eau profonde
Le conte de la veille

Rien à se dire
Tout à dire à l'eau

Dans un dialogue mental
Sans prononcer un mot
Déverser les phrases dans les profondeurs

Les pensées
En silence
Sortent par les mains et les pieds Noircis par les lettres
Engloutis par le trou affamé

Moment d'enfance
Risque innocent
Défier le puits

"Je te donne mes mots, tu me laisses debout"
"Je te livre mes pensées, tu m'offriras le silence "

Somnambule
Elle continue

Le puits a le vertige
Frôle l'ivresse
A saturation

Elle

Elle tourne
Dans un parfait équilibre inconscient
Affole l'eau du puits
Et lui retire son calme cérébral

Elle tourne
En esquissant un sourire paisible
Alors que le puits pleure son eau débordante noircissante sous ses pieds
Nourrissant les champs assoiffés aux alentours.

vendredi, février 24, 2006

The dream deferred

Qu'arrive à un rêve reporté?
Sèche-t-il comme un raisin au soleil?

Ou irrite-t-il comme une blessure..
Et puis s'égoutte?

Pue-t-il comme la viande putréfiée?
Ou se durcisse et s'adoucisse.. comme un bonbon sirupeux?


Peut-être, simplement, il fléchit comme une charge lourde.
Ou est-ce qu'il explose?


Langston Hughes, 1951

dimanche, février 05, 2006

Habillés, déshabillés???

Pendant que le monde discute l'horreur subie par la liberté d'expression, et la terreur de certains après avoir vu une pluie de caricatures ridicules portant atteinte à l'Islam, je me permets de détourner l'attention (sans exprimer mon avis la-dessus, non pour ne pas offenser ce clan ou l'autre mais ce n'est que lorsque certaines priorités seront reglées que je commencerai à crier pour d'autres;-)) vers un article du magazine marocain TEL QUEL.. Un article débordant de cynisme.. Devrais-je me laisser tenter par le sourire ou donner à mon visage une mine grave en lisant ces lignes?

et c'est parti!

"Zakaria Boualem

Comme la chanteuse est chrétienne, ZB peut reluquer ses seins sans déshonorer la Oumma
Nom : Boualem

Prénom : Zakaria
Né en 1976 à Guercif
Signe particulier : Marocain à tendance paranoïaque

Zakaria Boualem s'est égaré sur Nilesat par erreur. Ce n'est un secret pour personne, notre homme voue à l'arabité en général un culte qu'on peut sans la moindre hésitation qualifier de modéré. Mais bon, il est sur Nilesat, il zappe d'une chaîne à l'autre, à la recherche de foot... lorsqu'il tombe sur une équipe de barbus hirsutes en pyjamas blancs occupés à débattre à pleins poumons. Précisons avant d'aller plus loin que ce sont les barbes qui sont hirsutes, bien sûr. Le débat porte sur la nouvelle fatwa des illustres oulémas du Caire qui ont décidé que le fait de “se dénuder pendant l’acte sexuel invalide le mariage”. Pendant quelques secondes, Zakaria Boualem les regarde. Comme on regarde un aquarium : avec un mélange de fascination et d'incompréhension profonde. Ils ne sont pas humains, c'est une évidence. Peut-être des mutants, des mecs capables de faire des bébés sans se déshabiller... En les observant, il se pose les questions suivantes, en vrac et sans le moindre souci de cohérence : pourquoi certaines personnes consacrent-t-elles du temps à inventer des règles nouvelles, inapplicables, et surtout qui n'ont d'autre objectif que celui de pourrir la vie à tout le monde ? Pourquoi les nobles représentants des populations du golfe s'obstinent-ils à se vêtir quasi-exclusivement de jellabas blanches et transparentes qui laissent apparaître le tricot de peau en dessous ? Au nom de quoi faudrait-il se farcir une émission aussi pénible ? Pris d'un accès de lucidité, le Guercifi zappe et tombe sur… tatataa… Rotana Clip ! Par les hasards des attributions de fréquence, la chaîne libanaise de
vidéo-clips jouxte les oulémas en colère. Autrement dit, les barbies bordent les barbus barbants. Sur Rotana, c'est le délire. L'écran est divisé en trois, comme sur Bloomberg TV; à gauche, il y a une sorte de vote par SMS dont l'objet demeure obscur. En bas de l'écran défilent des dédicaces du type : Jassim de Dubaï se meurt à petit feu parce qu'il aime très fort une fille aux grands yeux dont il ne peut pas dire le nom sinon ses parents l'égorgent mais qui se reconnaîtra sûrement et à qui il dédicace cette chanson avec tout le respect dû à sa famille bien sûr. Le reste de l'écran est consacré à l'objet même du délit : le vidéo-clip. Comment vous dire...? Nous sommes très clairement dans le registre érotique, tendance lourde. La chanteuse, apellons la “Mahlaba”, exhibe sans complexe une poitrine capable à elle seule d'alimenter une maternité ou deux. Lorsque la caméra se décide à quitter la poitrine de mademoiselle Mahlaba, c'est pour se diriger sans perdre de temps sur son postérieur, moulé dans un pantalon plein à craquer. De temps en temps, on nous montre le visage de Mahlaba, une sorte de résurrection de Néfertiti, ou du moins de l'idée qu'on s'en fait. Il y a aussi un homme, dans l'affaire. Un bellâtre tendance ténébreux qui passe son temps à se recoiffer au ralenti. Mahlaba et le bellâtre se tournent autour, s'allument comme des fous mais ne se touchent jamais. Ah oui, j'ai oublié de vous parler de la musique. En fait, j'ai même oublié la musique. D'après mes souvenirs, une vague soupe sans intérêt, un truc insignifiant. Pas nul, non, insignifiant. Inutile, tant le débat est ailleurs. Le clip dure trois minutes, puis il y a un générique de cinq minutes et un nouveau clip du même goût redémarre. Zakaria Boualem reste la bouche ouverte... Il ne connaissait pas l'ampleur du phénomène. Il a loupé un épisode. évidemment, Mahlaba est chrétienne, ou fait semblant de l'être. Donc l'honneur est sauf. C'est une arabe chrétienne, donc on peut la regarder sans se dire qu'on déshonore la oumma. Tout le monde se rince l'oeil et tout le monde est content. Pendant ce temps, juste à côté, les barbus se demandent encore si on peut se “déshabiller pendant l’acte sexuel”. Ils annoncent que la semaine prochaine, ils vont répondre à la question : “Peut-on se déshabiller sous la douche ?” Sans être spécialiste, Zakaria Boualem a la nette impression que la oumma ne va pas très bien dans sa tête "


Shit!

Colère contre l'impuissance, contre le système, contre moi même.. Qui subit ou qui se révolte sans pour autant parvenir à changer quelquechose.. Je suis comme tout le monde , je ne vaux que mon salaire pour lequel je travaille et que je gaspille. On m'a appris que le travail est sacré et que pour vivre il faut travailler, on a oublié de me dire que pour travailler, il faut subir..
Sytème repressif.. Je t'exècre. Petits employés courant dans les jupons du système ajustant ces longueurs pour ne pas en faire voir les jambes mutilées et vous protégeant dans leurs ombres: Rappelez-vous que les loques tombent toujours mais en attendant oubliez et vivez le rêve des colonisés inconscients.. Vous ne serez pas épargnés.

mercredi, février 01, 2006

Sale journée

Chacun son heure de gloire.. je le répète sans cesse.. A quand la mienne? Elle a un peu tardé.

lundi, janvier 30, 2006

Dark

Sombre comme le fond du puits
Qui susurre son noir
Dans les oreilles des pierres muettes

Le regard dicte ses pensées au miroir
Pour entrevoirle reflet

En face
Un visage criblé d'yeux
Le toucher est glauque
La peau tranpire la haine
Progéniture d'une douleur silencieuse d'impuissance

Le Noir émane de l'intérieur
Hypothermique
Crisse au contact des parois
Cherche la faille
Pour filer
Dans l'obscurité, il se fraye un chemin
Titubant vers la sortie

Dans le reflet, le corps frissonne
Hypothermique, isothermique
Dans les replis d'une canicule humide

A l'intérieur
Le noir s'étale
Diffus

Et il gicle en dehors du corps
Dans une hémorragie orgasmique

Le corps est fontaine
Rugissant de Noir
Total, absolu
Habillant la nudité frileuse
De mots
De caillots de haine
De lames de larmes à en couper la peau

Le Noir se révèle
Somptueuse obscurité
Crachant sa couleur
Envahissant l'espace
Etouffe la transparence
S'étale dans l'infini
Sirote la transparence

A l'intérieur
Le mercure grimpe pendant que le corps continue à vomir sa colère.

jeudi, janvier 19, 2006

Vertige

Telle une enfant
Elle marche
Sur le bord du puits
Bras tendus


Acrobate

Sur le bout des pieds
Elle raconte à l'eau profonde
Le conte de la veille


Rien à se dire
Tout à dire à l'eau


Dans un dialogue mental
Sans prononcer un mot


Déverser les phrases dans les profondeurs

Les pensées
En silence
Sortent par les mains et les pieds
Noircis par les lettres

Engloutis par le trou affamé

Moment d'enfance
Risque innocent
Défier le puits

"Je te donne mes mots, tu me laisses debout"


"Je te livre mes pensées, tu m'offriras le silence "

Somnambule
Elle continue
Le puits a le vertige
Frôle l'ivresse
A saturation


Elle

Elle tourne

Dans un parfait équilibre inconscient
Affole l'eau du puits
Et lui retire son calme cérébral

Elle tourne
En esquissant un sourire paisible
Alors que le puits pleure son eau débordante noircissante sous ses pieds
Nourrissant les champs assoiffés aux alentours.

lundi, janvier 16, 2006

Empreintes d'âge

Elle tend la main et touche les failles sur la face de l'âge
Les rides enveloppent le monde de leurs empreintes
Les rides marquent les vagues de leurs lames
Les vagues grondent de douleur et déversent leur écume sur le bord de la terre et touchent ses pieds compatissants Elle s'accroupit, essaie d'attrapper l'écume de son âge qui défile entre ses doigts. elle porte sa paume à ses lèvres pour goûter à sa vie. Le goût est amer, elle ne le reconnait pas. Une haine passionnée, des fous rires salés et des images acides. Elle attend, l'arrière goût est peut-être sucré.. Rien.. Le bonheur est insipide, pense t-elle..
Elle porte l'eau à ses cheveux pour en laver la blancheur, à son visage assoiffé de douceur et le lisse de ses doigts séchés par le vent ingrat.

lundi, décembre 26, 2005

Voeux d'un troubadour

La nuit fait pleuvoir ses étoiles... Et le vent fige mes pensées et glace mes voeux au point de les fracasser.. Le contact avec le réel les volatilise et je ne peux plus les rattrapper. Pourtant, ce ne sont que des voeux, rien de concret, intouchables, aériens, irréalisés et peut-être même irréalisables... Je ramasse ce qu'il en reste avant l'effritement, je les recompte et je reconstitue ma liste de voeux manquants. ça tombe bien, j'aurai probablement à me défaire de quelques uns.. pour les remplacer par de nouvelles causes vaines et incorrigibles.. Je les compte et les vérifie comme de vieilles pièces en cuivre échappées du tirelire brisé..
Je reconstitue la liste..


J'ai du mal à retrouver la naïveté..

On commence par la voie facile
Famille Santé réussite


Un peu plus compliqué, l'amour.. Je ne m'attarde pas, je rajoute juste la pièce, le Père Noël comprendra..
Gloire et beauté..:) c'était juste pour le dire, inévitables après "amour"

Bon je diverge, revenons à mes "souhaits"..

Que ceux qui m'aiment continuent à le faire, grâce à eux je tiens debout comme l'effet des forces de Van Der Waals
Que ceux qui ne m'aiment pas continuent.. mais loin de moi.. Ou près si ça leur chante, ça leur permettra de ne pas dormir dans mes moments de bonheur et de se poser des questions quant à mes sourires permanents quand tout va mal.

Je rajoute une nouvelle pièce qui n'existait pas auparavant, nouveau besoin apparu chez l'enfant tapi, la sécurité. Elle éliminera mes sensations de cardiaque tous les matins, mes réveils insignifiants en sursaut 4 ou 5 fois, mes angoisses, mes inquiétudes, mes questions qui sonnent et martèlent mon cerveau, mes phobies..

Un autre, l'insouciance, celles des vacances scolaires d'été..
Un autre encore, l'argent.. Pas des liasses et des liasses mais en avoir sur mesure pour moi et assez pour faire plaisir à ceux que j'aime.

Je souhaiterais aussi que la magie existe pour des journées plus longues et un soleil permanent..
Et éliminer les parasites et les futilités des conversations et de ma vie..
Quoi d'autre, être libre, sans boss, et non pour dire ce que je veux parce que c'est déjà fait, je devrais souhaiter la liberté aux refoulés et frustrés de la vérité dans tout domaine et un déboucheur pour récurer les oreilles des pseudo-sourds qui n'entendent que ce qui les arrange, de la résistance à ceux qui se sentent concernés..
Manque le voeu désespéré de la paix, j'hésite.. Bon je le rajoute quand même, pour ma conscience, et puis, qui sait..

Je rajoute encore quelques pièces, je n'ai plus en tête tous mes voeux d'éternelle insatisfaite, je les appellerai mes voeux bonus..

J'entoure mon ruban de satin vert autour du tissu renfermant mes pièces, je l'accroche à ma fenêtre.. A chaque coup de vent, le tintement chantera mes voeux aux étoiles qui filent..

jeudi, décembre 22, 2005

Non vie

Hier soir.. Ma soeur et ma cousine entrain de regarder un film égyptien. Une vieille actrice pleure toutes les larmes de son corps, se frappe le visage, bref vous voyez, un film égyptien quoi! Je demande aux 2 folles dingues qui suivent l'histoire ce qui se passe et elles me répondent: " sa fille a couché avec son copain et la mère vient d'apprendre que la jeune demoiselle n'est plus vierge". Putain se mettre dans un état pareil!!! Je ne dis rien pour autant... La scène m'horripile.. et elle me renvoie vers un fait dont j'ai entendu parler quand j'étais petite.
Il s'agit d'une jeune fille de 18ans qui habitait le quartier de mes grands parents; elle a été violée en rentrant chez elle aux environs de 20h. ça a été le scandale, j'étais jeune et je ne comprenais pas vraiment l'ampleur de la chose. Je voyais surtout que c'est un tabou et qu'on n'en parlait à voix basse autour de moi. Ce que j'avais entendu dire ensuite, c'est que la fille ne sortait plus du tout de chez elle, non parce qu'elle était traumatisée mais parce que sa famille avait honte...
Je ne connais pas la fin de l'histoire et je ne sais pas ce qui m'a pris à me souvenir de ça.. Alors je monte voir ma mère pour lui poser la question et elle me dit: " elle s'est mariée avec un vieil homme de 70 ans, et l'homme en question est décédé 2ans après"..

Subir une agression pareille, porter la culpabilité de l'agresseur toute sa vie , rompre les ponts avec la société pour ne pas assumer la honte, démolir l'épanouissement sexuel pour oublier le corps "handicapé" et finir sa vie en veuve... Tout ça, et pas vraiment à cause du viol mais surtout d'une perte de virginité, une membrane physiquement insignifiante dans le corps. Je pense que si elle avait perdu un rein ou une main, ça aurait été moins grave pour sa famille et son entourage.
J'écris ce post juste parce que je suis dégoûtée et non pour lancer un débat futile et sans issue autour de la virginité ou la fatalité du mariage (c'est une autre paire de manche).
Certains me diraient que les temps changent et que les mentalités évoluent, d'autres me vanteraient les éloges de la virginité et son importance sociale et/ou religieuse. Je ne dirais rien, je suis juste écoeurée.

lundi, décembre 19, 2005

Les 5 chôses

As promised to Nostra afendi...

5 choses que tu aimerais faire avant de mourir:
  • Partir à Madagascar
  • Assurer l'avenir de mes éventuels futurs gosses
  • Etre reconnu professionnellement dans mon domaine
  • Sortir un bouquin
  • Massacrer les chieurs et les lèches culs.

5 choses que tu sais faire:

  • Chanter
  • Bosser
  • Cuisiner
  • sourire
  • écouter


5 choses que tu ne sais pas faire:

  • Manger avec les baguettes chinoises
  • Coudre
  • Bien rouler les "r"
  • Tout ce qui peut être lié à l'électronique
  • Retrouver une chaîne à la télé quand elle disparaît

5 choses qui t'attirent le plus chez le sexe oppposé:

  • L'intelligence
  • L'humour
  • La carrure
  • Le sourire
  • Le style


5 choses que tu dis le plus souvent:

  • c'est grave
  • Putain
  • Ah ouais
  • Merde
  • Fé chier


5 personnalités qui te plaisent :

  • Sean penn
  • Madonna
  • Batman ( mon superhéros préféré)
  • Gad el Maleh
  • Mon boss ( non je plaisante:))

6 personnes que tu aimerais voir répondre à ce questionaire:( je sais qu'il en faut 5 mais moi j'en ai 6):

  • Tom
  • Nothing just illusion
  • Imed (mm si je sais kil aime pas ça)
  • Zizou from Djerba
  • Cobragold
  • Sam

mercredi, décembre 07, 2005

Un bout de matinée "trouble"

Je commence à m'en rendre compte depuis quelques jours.. Je n'ai jamais eu autant de mal à me réveiller. Chaque matin est une souffrance, j'ouvre mes yeux et je commence à me dire que je manque de sommeil, que je n'ai pas du veiller, qu'il fait froid, que de mon petit monde en paix , je vais passer au parcours quotidien du combattant, les lumières, les bruits, la circulation, les gens, le harcèlement au boulot. Puis je me dis, merde! Je vais devenir cardiaque à ce train là. Après mes lamentations ( les mêmes que je me récite tous les matins), commence ma révolte.. qui malheureusement, ou heureusement, reste intérieure.. Non ça ne peut plus durer! Il faut arrêter! c'est quoi cette vie? et c'est quoi ce boulot et ces collègues et ces patrons arrivistes?!!! et cette ambiance de hammam.. La parlotte, la parlotte! il a dit, elle a fait, j'ai vu, on a entendu.. Mais qu'est ce que je fous dans ce système défaillant?

En plus ce froid, ah si je pouvais hiberner!!!! ça me permettrait de gagner une saison par an, je serais tjrs de bonne humeur, je ne connaitrais pas la souffrance du froid des mains et pieds, je n'aurais à me couvrir de 6étages de couvertures (eh oui, c'est vrai) et d'attendre que l'eau chaude arrive (ça dure quelques secondes mais c'est une éternité si on a déjà ôté ses habits) et de grelotter à chaque coup de vent causé par une porte ou une fenêtre ouverte.. Ah, le froid!! Quelle misère!

J'arrête de nourrir ces pensées, je suis bête de ressasser ce même scénario depuis des semaines. Il est 7h30, il faut que je me décide à me lever. Je suis déjà sûre que je vais rater mon métro. J'économise un peu de temps en faisant abstraction du petit-déjeuner et je sors. Taxi, boulot, bonjours, sourires, et voila mon collègue qui fait le chien derrière le boss avec toutes les tactiques de lèche qui existent, et qui n'existent pas d'ailleurs.. Je suis dégoûtée, mais je souris intérieurement et j'essaie de me demander comment il fait pour mettre toute la dignité humaine de côté pour une poignée de pouvoir mêlée d'irrespect.

Bonjour, ma journée vient à peine de commencer..:-)

mercredi, novembre 16, 2005

Red Dancer around the Sun

La natte
Par terre
Emmène la poussière du temps

L'esprit allégé
Aéré par les brises des voiles
Balance
Doucement
Sur des notes incertaines

Un coup

Son pied fracasse le sol
Le réveille de sa torpeur
Les bruits de sa robe rouge
Et la traine balaie le sol
Et ses souvenirs

Un coup

Fait vibrer la tombe des coquelicots
Et les échos étouffés


Coups de talon
Traits immobiles
Aigris par le rôle


Dans sa tête
La douceur la ramène aux nuages qui lui apprendront à voler


Vol dansé
Silhouette rouge autour du soleil
Et les roses sanguinolentes en tombent à chaque claquement de castagnettes


Et elle danse sur ses mots bleus

Ses lettres la grisent
Balancent ses pas
Ses bras


Sa robe se relève, retombe
Et sa traîne ramasse les phrases
Insaisissables comme ses rêves d’illusion


Tours brusques
Gestes en coup de vent
Elle étale l’air à chaque mouvement

Et ventile le soleil asphyxié par sa chaleur orange

S'en approche à l'épouser
à le séduire
à le modeler
à l'affiner
à l'adoucir
Se consumant à chaque tour

Aube
Le soleil apparaît avec son rouge dansant.

mercredi, novembre 02, 2005

Epilogue des songes

Regards
Dans l'oubli
Ton visage est le reflet de mon miroir
Et l'hymne dans mes oreilles
Résonne
Dansant
Flottant sur des mots qui ne sont plus miens

Souffles
Passées sous des roues
Effrités
Annulés

Tes doigts
fantomes sur ma peau
murmurent le songe

Mensonge

Tes mots sur mes lèvres
Brouillon de mes pensées

Tes mots sur des feuilles frissonnantes

Froufrous de draps
Caresses à fleur d'âme

Mes empreintes remplacées
Tes empreintes tatouées

Elle se réveillait
Le regarder et figer le moment dans sa mémoire
Sa terre promise et son pain sans cesse chanté
Elle
Continent
Lui
Ile batarde
Disputée

Dans ma mémoire
Une ombre
Et le linceul d'un moment
Et une terre déchirée
Par des souffles entrecoupées

Etouffement
L'air angoisse
Sans tes lèvres déposées dans ses creux
Brûlant dans le magma des oublis
L'air perdu dans ses spasmes sanglotants
Remue mon âme
Enracinée dans tes mains

De notre marche
Tu t'écartes
prends ton chemin

Devant moi

L'ébauche
Rêves en explosion mousseuse
Je cherche les nôtres
Tu as pris les tiens

Je tourne le dos
Je ferme la porte du prochain songe..

jeudi, octobre 27, 2005

Return??

Pure erreur, mon conscient me dirait.. En stand by depuis des mois, je travaille à oublier, je détourne les douleurs, je les transforme en acharnement et en fatigue. Je suis vidée, à gommer les jours, les traces et les empreintes, je ne fais que survivre. Je ne me pose plus les questions auxquelles je n'ai pas de réponse et que je n'ose pas poser pour ne pas réveiller le mal.
A la chaîne, pas de répit. L'humain est ingrat mais pas le travail. Je deviens "travail" pour oublier mon côté humain en agonie. Des sourires pour masquer mon nouveau moi, insensible.

Détachement de mon petit "club virtuel", j'aurais peut-être perdu mes lecteurs.. Tant pis pour moi.
12h, 13h d'acharnement devant un écran qui devient mon principal interlocuteur, avec un combiné et des histoires à ne plus en finir.. Je fais face à la corruption, à la bêtise, au non sens et à mon épuisement.
Je rentre, et je sélectionne ma chanson du jour, une seule pas plus, je n'aurai pas le temps. J'entre vite dans le monde des rêves, ou plutôt dans celui de la réincarnation de la foule quotidienne.. Statististiques, questionnaires, chiffres, noms, téléphones...
J'essaie de reprendre, je promets de reprendre pour m'y obliger. Certaines choses me manquent. J'ai 24ans depuis 2jours. Etonnant d'avoir la certitude d'avoir tout vécu en 24ans.
Je ne suis pas malheureuse, je ne nage pas dans le bonheur non plus malgré certains bons moments que j'arrive encore à attrapper. Je flotte dans un monde fluide et neutre, un fleuve ou 2 courants s'entremêlent, inutile de bouger ou de se battre, je reste toujours sur place. Faut-il que je change la carte de mon destin pour l'adapter à cette neutralité? Faut il changer mon monde pour continuer à suivre la carte? Prise d'inititiative 0. Je suis trop lâche pour changer le cadre et de toute façon le résultat est loin d'être garanti.
Un bout d'explication d'une absence injustifiée..

mardi, octobre 11, 2005

Post-léthargie

Trébuche sur le terrain glissant
Malgré l'absence des obstacles
Touche les cailloux imaginaires
Les orteils nus en sang


Marche encore vers la lumière

Sombre
Invisible


Touche l'air et embrasse le vent qui sèche les blessures

Imagine son parfum

Bergamote

Oublie les éraflures du temps

L'âme dispersée en grandiose pyramide

Etre pierre
Incassable


Insaisissable
Etre temps


Prend le soleil entre le pouce et l'index
le faire revenir en arrière

Refaire les journées
Refaire la chaleur
Sécher la sueur de la longue marche
Déserrer les poings

S'assoier

Regarder

S'imaginer au bout de la route

Fermer les yeux
Semblant de sourire

jeudi, septembre 29, 2005

Léthargie

Léthargique
Il titube dans le couloir
Cherchant une lumière
translucide
à peine existante
il s'accroche
en l'air
a lui même
apnée vitale
Il rêve pour respirer

Perspective transparente
Il veut l'attrapper dans le vent
Dans une sombre ivresse
Le but est si loin
incertain
Déambule encore
Avant que la machine du temps ne le rattrappe
Décomposé
Masochiste
Mourir debout