lundi, juin 27, 2005

First Meet UpIII

Un petit changement dans le style de mes posts, et c pr la bonne cause!
G l'impression que tout le monde a écrit sur ce meet up sauf ma misérable personne.. et pour cause: Je bosse interminablement!!!!!
Bon revenons à nos moutons, a real pleasure ce meet up.. j'y suis allée au départ sans grande motivation, juste par curiosité. La question que je me posais, c "comment je v les reconnaitre???"je v debarquer comme une fleur pr dévisager les groupes. j'aurais du leur dire que j'aurai une rose dans les cheveux, ou je serai habillée en blanc..:)) bref, le genre de trucs que je ferai jamais!
Heureusement, "Diana Magasine" was here and he saved my life!
Du monde affluait au fur et à mesure, tous le sourire au visage, ça fait plaisir.. Bcp de rires, de sujets sur le tapis, on veut parler de tout, on n'y arrive pas vraiment, le temps passe tellement vite... tout en agitation, tout en bonne humeur, tout en plaisanterie, tout en serieux.. Un grand sens du débat..
Apparemment, du monde est resté jusqu'à 1h du mat!! Rien que pr ça, j'aurais voulu être un mec!:)) pr ki on ne s'inquiète pas quand il tarde et qu'on ne harcèle pas toutes les 15mn pr rentrer! Etre mec aussi pendant le Ramadan serait pas mal, je jouerais aux cartes jusqu'à 3h du mat avec les mecs du quartier et on parlerait de foot, de voitures, de politique.. Mais qu'on ne se meprenne pas, j'aime être fille!!:)
Re Revenons à nos moutons!
Mouse Hunter, blogger anglophile, m'a un peu reproché de pas faire de mon blog un espace ou je raconte un peu mon quotidien comme tout le monde.. ma réponse c'était" je veux provoquer l'imagination". Ceci dit , il a raison, et ce post is probably the first step..
En parlant d'anglophiles, je promets que je v faire des efforts!! Surtout par solidarité féminine avec la seule bloggeuse présente lors du meet up: Aquacool.

Imed moi mm, Chikipi, Drako, Zizou, Subzero,Marwen; tous différents les uns des autres mais communs par cette passion blogosphérik.
ça a été quand même rapide, le débat continuait tout en étant debout mais il fallait se décider et partir tout en pensant au prochain meet up.. J'ai l'impression de décrire une communauté paradisiaque, on n'ira pas jusque là mais c t vraiment sympathique.
Sur ce, gotta go, my lovely boss is calling me! Il aurait une syncope s'il tombait sur moi entrain de blogger en cette heure de pointe de boulot et comme g pas la langue ds la poche, je préfèrerais éviter les situations difficiles..

jeudi, juin 16, 2005

Assymétrie

Rien que le temps
Et l'air
La faim
L'Envie

Dans les creux
Prières aigres
Remontent comme la fumée
Défient la pesanteur

L'Envie
En boucle
Alimente l'ambition
Féconde le rêve

Nomade errante
assoiffée
Tête en haut

Le ciel crachera t-il sa haine mouillée?

Elle

Attend
La bouche ouverte
Récolter les gouttelettes

Survie
Jusqu'à la nuit

Il guette la lune

Elle

lui prêtera ses yeux

Lui

Lui dessinera les dunes rondes

Elle

Voyagera dans les courbes

Pour oublier les formes du corps dévasté
Par l'oubli

Il prendra ses mains
Dans ses rêves
Garder éveillée son Envie

Lui

Ses envies d'ailleurs aériennes

Elle

Son ailleurs dans ses papiers

Et ses rêves coulent de ses yeux ouverts.

jeudi, juin 09, 2005

Ecrire

On dicte
Il écrit
Des phrases de tous genres
Des signes

Il écrit
Le possible
L'impossible
Puisqu'il ne le comprend pas

Il inscrit avec ennui
Machine
Et il conserve
Au fond des yeux
Les lignes

Le scribe reprend l'écriture

Il avait arrêté
Ses mots étaient ingrats
Stériles

Inspiration devenue cactus
Indomptable
Impossible
A approcher
Douloureuse
Déchirée

Reprendre
Dans le vague
A l'aveugle
Subir les dictées pour commencer

Puis attrapper les mots au vol
Et les coller
L'un près de l'autre

Peu importe le sens
Pourvu qu'il continue à graver

Le scribe aimait écrire
Mais la peine du monde lui arrache
Ses pensées
Ses mots
Ses plumes
Son encre

Il ne veut plus ecrire les mots des autres
Il ne veut pas non plus ecrire sa vie
Il veut ecrire d'autres mots
Comprehenibles
Ou incompréhensibles
Des néologismes
Des barbarismes
Peu importe le style
Peu importe la syntaxe

Regarder le ciel et ecrire
Ecrire les taches de sang
Ecrire la liberté
Comme tant d'autres
Mais différemment
Ecrire l'air
Ecrire l'eau
Ecrire la pensée
Tapie
Ecrire les couleurs

Ne plus penser à la haine
Ne plus penser a la peine
Ne plus penser à sa prison
Aux chaînes de son cerveau

Dormir dans ses papiers

Vivre d'encre
Mourir dans ses mots.

mardi, mai 31, 2005

Libération

Tu ne liras jamais ces mots, mais tu les connais déjà même si je ne les ai jamais dits.

La vie est dure, je l'ai toujours su. Moins dure parce que je t'avais, plus dure parce que je ne t'ai plus.
Je vivais, dans l'attente. Le bonheur, je le préparais, en actes et en pensées. Je le vivais dans ma tête et dans mes rêves et dans les mails et dans les coups de fil nocturnes, en attendant que tu sois là.
Je pense que tu ne comprends pas, tu comblais tes vides d'une autre manière, tu les comblais vraiment. Moi je faisais semblant, et ça ne me dérangeait pas pourvu que ça fasse passer le temps.
La, stoïque.


Je ne fais plus rien, mes pensées me dérangent, je les traîne. Les laisser chez toi, c'est ce que je veux. Chasser tout ce temps d'attente de mes souvenirs, te chasser de ma tête. Une cure d'amnésie. Je veux déposer chez toi mes rêves de toi, ma passion pour toi,tes roses et tes cadeaux pour moi, mes cadeaux pour toi. Tuer les preuves. Prends même mon coeur,je n'en veux plus, il ne fera que m'alourdir dans ma route et il n'est pas recyclable.
As tu été faible?
As tu été vrai?
Nos moments ensembles me torturent, les lieux très difficiles à franchir .
Rien à faire, l'impuissance de la distance.
Rien à dire, les mots sont muets.
Rien à penser, les pensées sont interdites.
Continuer en silence. Essayer de reprendre l'écriture, je n'y arrive plus. Alors je commence par me défouler sur les mots. Eux, sont toujours là.
Loin d'être pessimiste, seulement, la peine est grande. Un an à oublier le Moi, à penser à l'Autre. Encore du temps pour réapprendre, pour reprendre le puzzle et le reconstituer dans un nouvel ordre. Banaliser le temps passé. Couper le cordon. Changer de tête, changer les lieux et j'aurais changé mon âme si je le pouvais.
Ne me parle plus de destin, c'est la raison des faibles. C'est l'homme qui fait le choix et non son destin. Ton destin c'est moi et tu en as peur. Et la distance te joue des tours... Et ne me dis pas, "c'est Dieu", Dieu ne veut pas autant de mal à ses sujets. Mais inutile de revenir la-dessus, je veux tourner la page et faire si comme je n'ai rien vécu avec toi. Aller de l'avant et me libérer.

Les gens qui souhaitent le bonheur aux gens qu'ils ont aimé et qu'ils ont perdu m'étonnent. Avec tant de mal, je te souhaite de vivre malheureux sans moi et avec elle. Juste pour savoir la réalité du bonheur. Je ne veux pas te voir sourire. Tes sourires ne sont que pour moi et non pour elle. Je suis malade? Non je ne me voile pas la face et je ne joue pas les martyrs.
Tu m'as demandé si je t'ai maudit, tu dis que tu n'y crois pas mais ta question t'a trahi. Oui, je te maudis tous les jours, tous les soirs. Et même si je te maudis pas, tu seras malheureux. Rien à voir avec l'égo, c'est une réalité.
La vie reprendra, j'ai confiance, aussi dure, plus dure, j'ai encore du souffle pour continuer le chemin, toute seule. Je m'endurcirai moi-même autant qu'elle l'exigera. Et je ne dirai pas "c'est le destin". "Le destin" c'est la raison des faibles.

samedi, mai 07, 2005

Portraits

Ton bonjour
Dans mon oreille endormie
Réveille mes mains qui écrivent sur ton dos.

Graver
Toucher
Je te transmets l’histoire

Apprends la
Pour la réciter sur mon corps

Dans la chaleur du solstice

Comme un papillon
Je cherche
La lumière
Me brûler
Dans les couleurs de tes mots
Sur mon cou.

Plume
Crache
Tâche
Grandis
Disperse toi
Dessine

Mes mains dans tes cheveux
Mes yeux
Dans tes yeux
Tes yeux dans les tiens
Tes mains sous ta tête.

Corps
Rideaux
Murs
Draps
Je t’emprisonne
Dans les tâches

Je continue à nous regarder.

mardi, mai 03, 2005

Contes

L’ange balbutie
Lors de l’apocalypse
Son auréole s’est envolée
Le froid sur sa tête
Des jambes lui ont poussé
A la place des ailes.

Mendiant aveuglé
Par l’ablation de ses mains
En attendant que les ailes arrivent

L’enfant saisit le beignet au vol
Un peu de sucre
Ce qui manque à l’accomplissement de la parole
Et il chante
Les péchés fluides des hommes.

Un spectateur
Et sa main prêtée au mendiant
Il ne lui reste plus que ses joues
Pour applaudir l’hymne de l’enfant

Silence lisse et infini
L’Univers somnole dans son berceau

Le sifflement éjecte les débris

Chaos
Fragments muets
Dans l’expansion sonore

Lueur et ombre se touchent
Ne s’entremêlent pas.

vendredi, avril 29, 2005

Résistance

Tornade de fraîcheur
Dunes déprimées
Secousse
Pour retourner le sable
Aérer les grains.

Le cactus avale vite sa goutte de sueur
Avant l’emportement par le vent
Il sourit de ses épines
Il connaît enfin un autre souffle
Un autre bout d’air.

Soprano
Endurci par la sécheresse
Ténor aride
Dans l’humidité de la foule spectatrice
Peu importe
Tant que la voix existe
Et que le volume persiste.

Ramsès étouffe dans sa tenue
L’inconfort métallique
Au prix de l’Eternité.

Le désert est bleu au reflet du ciel.

dimanche, avril 10, 2005

Glissement

Même ciel, même soleil,
Même air elle respire
Mêmes visages elle voit
Même visage elle se voit.

Ces étoiles
Elles ont filé depuis des milliers d'années
Elles continuent a verser
Leur lumière
Sur l'écran noir de ses yeux.
Interminable tissu noir
Le masque du soleil criblé de trous
À travers lesquels coulent par hasard
Les voeux des spectateurs.

Dans la platitude, elle se fraye un chemin
Glissant dans ce labyrinthe de trous.
Elle aime la fluidité.
Sous ses pieds
Terre rugueuse.
Elle a failli oublier l'effet des surfaces lisses.

Un regard,
Une projection vers le haut
Pour recharger la Mémoire,
Ressusciter les sens morts
D’immobilité.
Et si elle sautait dans les trous?
Engloutissement de l'âme
L’esprit file déjà dans les couloirs
Du corps en ruines
Inhabitées.

Il coule
Recherche d'issue
Sortie par le bout des doigts, des orteils
Rassemblement
Tournoiement
Esprit errant
Momie laissée aux fanatiques
Ame absorbée dans les tunnels fluorescents

En route vers un coma ensoleillé.

vendredi, avril 08, 2005

Répétitions

Miroir
L’eau coule
En vert
Chantant
Le rire végétal
Déchirant
En boucle

Ramasse ta voix
Avant l’écrasement
Les pieds aveugles
Confondent les chansons

Miroir
Le vent brouille les pistes
Trop d’air se dispute
Les nez errants

Encore
Le corps semblable
Rejette les mains
Usantes

mardi, mars 29, 2005

Inachevé

Le regard
Gourmand
Dans les lèvres avides
Baisers du bout des yeux
Du bout du rêve

Matins rouges
Perlants
Seringues d’imagination sonore

Je valse au son de la pluie
Le corps se creuse
Languir au toucher de tes doigts
Plus présents que jamais

Sur ma peau
Ils chuchotent les mouvements
Ils fondent
Coulent en douceur

Caresses volées de la nuit

Flots

Le corps balance
Dans sa folie sa colère son mal
Mal de la distance
Dans laquelle les montagnes fières
Ecrasent la passion

Je murmure mes histoires infinies sur tes lèvres
Dans le souffle
L’envie t’invite


Le feu à la peau

Dans mes rêves
Je te vois mieux
Tu t’approches
Plus près encore
Et encore

A fleur de peau

Je te touche des yeux
Je les ferme
Te garder
Dans le noir

A l’aube
Tes mains se dégagent
Lentement
Dis leur de laisser leurs empreintes
Après goût pour la journée
Ebauche

Prochain songe.

samedi, mars 19, 2005

Scribe

Yeux tombants.
Nez attiré par la pesanteur.
Joues pendouillantes.
Bribes de corps ramassées,
Puzzle malformé.
Seules les oreilles obéissent à l'Impératif.
Tendues,
Debout
Aiguës
Aiguisées
Prédatrices de sons, vampires se nourrissant d'échos et de murmures.
Elles guettent le Silence.
Rassasié, il vomira La Voix.

Tout se joue dans la fidélité. Fidèle à mon visage,à mon image,
à la position, aux mots.

Je gratte avec une rapidité étonnante.
Concentration d'énergie, volonté, pouvoir et force
sur ce fil qui unit mes oreilles à mes doigts.

Visage inanimé, dos droit, jambes croisées

La Statue la plus humaine
L’Humain le plus statique

Je suis toujours entrain d'écrire
En pensant à mon reflet à mes yeux
Fasciné par mon immobilité

Que la dictée dure plus longtemps
Voir à quel point je peux rester
Oublier mes muscles en fusion.

Angoisse de ne plus se lever
Rester indéfiniment cloîtré,emprisonné dans le Corps
Sur le sol de marbre froid
Relique. Symbole de dévouement.

Il faut que je me retienne,
Je vais sourire
Je perdrais le défi contre le Corps
Je m'imagine pierre
Différents visages passent devant moi
Ils me fixent
Ombre de doute dans les yeux
Ils ont presque envie de me toucher
Ils n'osent pas
Moi
Je les regarde
A travers la coque de pierre.


La Voix s'est arrêtée
Elle a coupé le défilé d'images futuristes et mesquines
Mes doigts s'arrêtent
Malgré eux
J'attends encore
Plus rien

Achèvement de l'entrevue
Reconstitution des membres
Les muscles se dissocient,
se frôlent,se reconnaissent

Le retour dans le monde mobile

Dehors,
Le soleil s'est échappé
Le Nil débordant regagne doucement son lit
La Voix a soufflé sur mes mots et a colonisé mes papiers.

mardi, mars 15, 2005

Résonances

Tombent les rideaux
Sur le bois charnel
Entaille dans le nerf

Un coup
Silence
Un coup
Présence
Un coup
Dans la tête
Un coup
Le coucou
Réveille les yeux cousus

Je vibre
Je sonne
Tympanique
La voix
Suspendue
Sur le toit

Le corps perché sur la fenêtre
Ecoute les échos
Espère la brise de son toucher

Je ne parle pas
Insensible aux pulsations
Mes cheveux baignent dans l’air

Je sonne encore
Il secoue la corde
Accrochée à mon cou
Recevoir la mort
Réfléchir la vie
Avec son vide sonore.

Dans l’aquarium aérien
Les bruits se bousculent
Pour étouffer les jours heureux de silence.

A pieds

Garder la même ligne, ne jamais regarder à côté
Les épines mangeraient les yeux
La course est folle
Toujours
Et encore.

Fin de la route
Ton fantôme
Comme le soleil jamais atteint.

Quelques sauts
Saisir des bouts de rêve qui rafraîchissent les jambes

Traverser les champs
Et frôler des pieds les colchiques d’Apollinaire.
M’empoisonner
Lentement
Et avant de m’écrouler
L’écho de ta chanson me ranime
Apporté par l’air que tu souffles sur mon visage.

Reprise
Ne jamais lâcher
Au bois, tu dors depuis des années
« Il est temps ! »
Me dit ton fantôme.

Mes pieds en sang par les épines et les cailloux
J’étale mes tristesses
Pour les écraser avec mes pas plus rapides.

La douleur des chemins torture l’alignement de ma course.

Chaque pas plus pénible encore

Je te réveillerai par mes lèvres
M’aimeras-tu ?

Au-delà de l’horizon
J’espère mon arrivée vers toi
Te murmurer sans fin
Te raconter sans fin
Te sculpter enfin avec mes doigts.

Courir
Et aimer à cette heure
Les minutes du futur inachevé

Bientôt
A jamais
Je détecte ta présence
Dans le brouillard du silence
.