Tornade de fraîcheur
Dunes déprimées
Secousse
Pour retourner le sable
Aérer les grains.
Le cactus avale vite sa goutte de sueur
Avant l’emportement par le vent
Il sourit de ses épines
Il connaît enfin un autre souffle
Un autre bout d’air.
Soprano
Endurci par la sécheresse
Ténor aride
Dans l’humidité de la foule spectatrice
Peu importe
Tant que la voix existe
Et que le volume persiste.
Ramsès étouffe dans sa tenue
L’inconfort métallique
Au prix de l’Eternité.
Le désert est bleu au reflet du ciel.
vendredi, avril 29, 2005
dimanche, avril 10, 2005
Glissement
Même ciel, même soleil,
Même air elle respire
Mêmes visages elle voit
Même visage elle se voit.
Ces étoiles
Elles ont filé depuis des milliers d'années
Elles continuent a verser
Leur lumière
Sur l'écran noir de ses yeux.
Interminable tissu noir
Le masque du soleil criblé de trous
À travers lesquels coulent par hasard
Les voeux des spectateurs.
Dans la platitude, elle se fraye un chemin
Glissant dans ce labyrinthe de trous.
Elle aime la fluidité.
Sous ses pieds
Terre rugueuse.
Elle a failli oublier l'effet des surfaces lisses.
Un regard,
Une projection vers le haut
Pour recharger la Mémoire,
Ressusciter les sens morts
D’immobilité.
Et si elle sautait dans les trous?
Engloutissement de l'âme
L’esprit file déjà dans les couloirs
Du corps en ruines
Inhabitées.
Il coule
Recherche d'issue
Sortie par le bout des doigts, des orteils
Rassemblement
Tournoiement
Esprit errant
Momie laissée aux fanatiques
Ame absorbée dans les tunnels fluorescents
En route vers un coma ensoleillé.
Même air elle respire
Mêmes visages elle voit
Même visage elle se voit.
Ces étoiles
Elles ont filé depuis des milliers d'années
Elles continuent a verser
Leur lumière
Sur l'écran noir de ses yeux.
Interminable tissu noir
Le masque du soleil criblé de trous
À travers lesquels coulent par hasard
Les voeux des spectateurs.
Dans la platitude, elle se fraye un chemin
Glissant dans ce labyrinthe de trous.
Elle aime la fluidité.
Sous ses pieds
Terre rugueuse.
Elle a failli oublier l'effet des surfaces lisses.
Un regard,
Une projection vers le haut
Pour recharger la Mémoire,
Ressusciter les sens morts
D’immobilité.
Et si elle sautait dans les trous?
Engloutissement de l'âme
L’esprit file déjà dans les couloirs
Du corps en ruines
Inhabitées.
Il coule
Recherche d'issue
Sortie par le bout des doigts, des orteils
Rassemblement
Tournoiement
Esprit errant
Momie laissée aux fanatiques
Ame absorbée dans les tunnels fluorescents
En route vers un coma ensoleillé.
vendredi, avril 08, 2005
Répétitions
Miroir
L’eau coule
En vert
Chantant
Le rire végétal
Déchirant
En boucle
Ramasse ta voix
Avant l’écrasement
Les pieds aveugles
Confondent les chansons
Miroir
Le vent brouille les pistes
Trop d’air se dispute
Les nez errants
Encore
Le corps semblable
Rejette les mains
Usantes
L’eau coule
En vert
Chantant
Le rire végétal
Déchirant
En boucle
Ramasse ta voix
Avant l’écrasement
Les pieds aveugles
Confondent les chansons
Miroir
Le vent brouille les pistes
Trop d’air se dispute
Les nez errants
Encore
Le corps semblable
Rejette les mains
Usantes
mardi, mars 29, 2005
Inachevé
Le regard
Gourmand
Dans les lèvres avides
Baisers du bout des yeux
Du bout du rêve
Matins rouges
Perlants
Seringues d’imagination sonore
Je valse au son de la pluie
Le corps se creuse
Languir au toucher de tes doigts
Plus présents que jamais
Sur ma peau
Ils chuchotent les mouvements
Ils fondent
Coulent en douceur
Caresses volées de la nuit
Flots
Le corps balance
Dans sa folie sa colère son mal
Mal de la distance
Dans laquelle les montagnes fières
Ecrasent la passion
Je murmure mes histoires infinies sur tes lèvres
Dans le souffle
L’envie t’invite
Le feu à la peau
Dans mes rêves
Je te vois mieux
Tu t’approches
Plus près encore
Et encore
A fleur de peau
Je te touche des yeux
Je les ferme
Te garder
Dans le noir
A l’aube
Tes mains se dégagent
Lentement
Dis leur de laisser leurs empreintes
Après goût pour la journée
Ebauche
Prochain songe.
Gourmand
Dans les lèvres avides
Baisers du bout des yeux
Du bout du rêve
Matins rouges
Perlants
Seringues d’imagination sonore
Je valse au son de la pluie
Le corps se creuse
Languir au toucher de tes doigts
Plus présents que jamais
Sur ma peau
Ils chuchotent les mouvements
Ils fondent
Coulent en douceur
Caresses volées de la nuit
Flots
Le corps balance
Dans sa folie sa colère son mal
Mal de la distance
Dans laquelle les montagnes fières
Ecrasent la passion
Je murmure mes histoires infinies sur tes lèvres
Dans le souffle
L’envie t’invite
Le feu à la peau
Dans mes rêves
Je te vois mieux
Tu t’approches
Plus près encore
Et encore
A fleur de peau
Je te touche des yeux
Je les ferme
Te garder
Dans le noir
A l’aube
Tes mains se dégagent
Lentement
Dis leur de laisser leurs empreintes
Après goût pour la journée
Ebauche
Prochain songe.
samedi, mars 19, 2005
Scribe
Yeux tombants.
Nez attiré par la pesanteur.
Joues pendouillantes.
Bribes de corps ramassées,
Puzzle malformé.
Seules les oreilles obéissent à l'Impératif.
Tendues,
Debout
Aiguës
Aiguisées
Prédatrices de sons, vampires se nourrissant d'échos et de murmures.
Elles guettent le Silence.
Rassasié, il vomira La Voix.
Tout se joue dans la fidélité. Fidèle à mon visage,à mon image,
à la position, aux mots.
Je gratte avec une rapidité étonnante.
Concentration d'énergie, volonté, pouvoir et force
sur ce fil qui unit mes oreilles à mes doigts.
Visage inanimé, dos droit, jambes croisées
La Statue la plus humaine
L’Humain le plus statique
Je suis toujours entrain d'écrire
En pensant à mon reflet à mes yeux
Fasciné par mon immobilité
Que la dictée dure plus longtemps
Voir à quel point je peux rester
Oublier mes muscles en fusion.
Angoisse de ne plus se lever
Rester indéfiniment cloîtré,emprisonné dans le Corps
Sur le sol de marbre froid
Relique. Symbole de dévouement.
Il faut que je me retienne,
Je vais sourire
Je perdrais le défi contre le Corps
Je m'imagine pierre
Différents visages passent devant moi
Ils me fixent
Ombre de doute dans les yeux
Ils ont presque envie de me toucher
Ils n'osent pas
Moi
Je les regarde
A travers la coque de pierre.
La Voix s'est arrêtée
Elle a coupé le défilé d'images futuristes et mesquines
Mes doigts s'arrêtent
Malgré eux
J'attends encore
Plus rien
Achèvement de l'entrevue
Reconstitution des membres
Les muscles se dissocient,
se frôlent,se reconnaissent
Le retour dans le monde mobile
Dehors,
Le soleil s'est échappé
Le Nil débordant regagne doucement son lit
La Voix a soufflé sur mes mots et a colonisé mes papiers.
Nez attiré par la pesanteur.
Joues pendouillantes.
Bribes de corps ramassées,
Puzzle malformé.
Seules les oreilles obéissent à l'Impératif.
Tendues,
Debout
Aiguës
Aiguisées
Prédatrices de sons, vampires se nourrissant d'échos et de murmures.
Elles guettent le Silence.
Rassasié, il vomira La Voix.
Tout se joue dans la fidélité. Fidèle à mon visage,à mon image,
à la position, aux mots.
Je gratte avec une rapidité étonnante.
Concentration d'énergie, volonté, pouvoir et force
sur ce fil qui unit mes oreilles à mes doigts.
Visage inanimé, dos droit, jambes croisées
La Statue la plus humaine
L’Humain le plus statique
Je suis toujours entrain d'écrire
En pensant à mon reflet à mes yeux
Fasciné par mon immobilité
Que la dictée dure plus longtemps
Voir à quel point je peux rester
Oublier mes muscles en fusion.
Angoisse de ne plus se lever
Rester indéfiniment cloîtré,emprisonné dans le Corps
Sur le sol de marbre froid
Relique. Symbole de dévouement.
Il faut que je me retienne,
Je vais sourire
Je perdrais le défi contre le Corps
Je m'imagine pierre
Différents visages passent devant moi
Ils me fixent
Ombre de doute dans les yeux
Ils ont presque envie de me toucher
Ils n'osent pas
Moi
Je les regarde
A travers la coque de pierre.
La Voix s'est arrêtée
Elle a coupé le défilé d'images futuristes et mesquines
Mes doigts s'arrêtent
Malgré eux
J'attends encore
Plus rien
Achèvement de l'entrevue
Reconstitution des membres
Les muscles se dissocient,
se frôlent,se reconnaissent
Le retour dans le monde mobile
Dehors,
Le soleil s'est échappé
Le Nil débordant regagne doucement son lit
La Voix a soufflé sur mes mots et a colonisé mes papiers.
mardi, mars 15, 2005
Résonances
Tombent les rideaux
Sur le bois charnel
Entaille dans le nerf
Un coup
Silence
Un coup
Présence
Un coup
Dans la tête
Un coup
Le coucou
Réveille les yeux cousus
Je vibre
Je sonne
Tympanique
La voix
Suspendue
Sur le toit
Le corps perché sur la fenêtre
Ecoute les échos
Espère la brise de son toucher
Je ne parle pas
Insensible aux pulsations
Mes cheveux baignent dans l’air
Je sonne encore
Il secoue la corde
Accrochée à mon cou
Recevoir la mort
Réfléchir la vie
Avec son vide sonore.
Dans l’aquarium aérien
Les bruits se bousculent
Pour étouffer les jours heureux de silence.
Sur le bois charnel
Entaille dans le nerf
Un coup
Silence
Un coup
Présence
Un coup
Dans la tête
Un coup
Le coucou
Réveille les yeux cousus
Je vibre
Je sonne
Tympanique
La voix
Suspendue
Sur le toit
Le corps perché sur la fenêtre
Ecoute les échos
Espère la brise de son toucher
Je ne parle pas
Insensible aux pulsations
Mes cheveux baignent dans l’air
Je sonne encore
Il secoue la corde
Accrochée à mon cou
Recevoir la mort
Réfléchir la vie
Avec son vide sonore.
Dans l’aquarium aérien
Les bruits se bousculent
Pour étouffer les jours heureux de silence.
A pieds
Garder la même ligne, ne jamais regarder à côté
Les épines mangeraient les yeux
La course est folle
Toujours
Et encore.
Fin de la route
Ton fantôme
Comme le soleil jamais atteint.
Quelques sauts
Saisir des bouts de rêve qui rafraîchissent les jambes
Traverser les champs
Et frôler des pieds les colchiques d’Apollinaire.
M’empoisonner
Lentement
Et avant de m’écrouler
L’écho de ta chanson me ranime
Apporté par l’air que tu souffles sur mon visage.
Reprise
Ne jamais lâcher
Au bois, tu dors depuis des années
« Il est temps ! »
Me dit ton fantôme.
Mes pieds en sang par les épines et les cailloux
J’étale mes tristesses
Pour les écraser avec mes pas plus rapides.
La douleur des chemins torture l’alignement de ma course.
Chaque pas plus pénible encore
Je te réveillerai par mes lèvres
M’aimeras-tu ?
Au-delà de l’horizon
J’espère mon arrivée vers toi
Te murmurer sans fin
Te raconter sans fin
Te sculpter enfin avec mes doigts.
Courir
Et aimer à cette heure
Les minutes du futur inachevé
Bientôt
A jamais
Je détecte ta présence
Dans le brouillard du silence.
Les épines mangeraient les yeux
La course est folle
Toujours
Et encore.
Fin de la route
Ton fantôme
Comme le soleil jamais atteint.
Quelques sauts
Saisir des bouts de rêve qui rafraîchissent les jambes
Traverser les champs
Et frôler des pieds les colchiques d’Apollinaire.
M’empoisonner
Lentement
Et avant de m’écrouler
L’écho de ta chanson me ranime
Apporté par l’air que tu souffles sur mon visage.
Reprise
Ne jamais lâcher
Au bois, tu dors depuis des années
« Il est temps ! »
Me dit ton fantôme.
Mes pieds en sang par les épines et les cailloux
J’étale mes tristesses
Pour les écraser avec mes pas plus rapides.
La douleur des chemins torture l’alignement de ma course.
Chaque pas plus pénible encore
Je te réveillerai par mes lèvres
M’aimeras-tu ?
Au-delà de l’horizon
J’espère mon arrivée vers toi
Te murmurer sans fin
Te raconter sans fin
Te sculpter enfin avec mes doigts.
Courir
Et aimer à cette heure
Les minutes du futur inachevé
Bientôt
A jamais
Je détecte ta présence
Dans le brouillard du silence.
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